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« Dans le giron d’une Montagne », le nouveau roman de Bahia Amellal

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Bahia Amellal vient de récidiver avec un nouveau roman intitulé : « Dans le Giron d’une Montagne ». L’ ouvrage est édité aux éditions Achab, à Tizi-Ouzou.

 

« Dans le giron d'une Montagne », le nouveau roman de Bahia Amellal
L’ouvrage relate, dans un style romancé, l’atavisme indépendantiste et séculier qui a forgé le caractère frondeur et rebelle, qu’on connaît aujourd’hui aux Kabyles.

Selon l’auteure, les Kabyles ont été tellement imprégnés de l’esprit, voire de l’âme, de l’idéal de liberté d’avant 1871, du temps où la Kabylie était indépendante, qu’ils n’ont jamais raté l’occasion de se soulever contre la servitude imposée par la puissance dominatrice du moment.

S’exprimant avec une dextérité exquise, l’auteure entraîne le lecteur dans une histoire envoûtante dans la Kabylie d’antan, éternellement rebelle.

« C’est en 1871 que Salem a suspendu l’espoir de liberté. Depuis, les ailes des faucons kabyles se sont figées dans l’air et c’est depuis cette date que le vieux, témoin d’un épisode noir, arbore cette attitude prostrée que lui a toujours connue Larbi », lit-on sur la quatrième de couverture de l’ouvrage. Ces communions entre Salem et la montagne aïeule, qui a failli, n’a finalement rien d’une démission. C’est une complicité, un secret partagé entre le patriarche et l’aïeule, résumant encore l’histoire.

Les tentatives de dénouement des ailes après la Seconde Guerre ont été fortement réprimées.

Aujourd’hui Larbi, le seul détenteur de ce secret, porte la responsabilité d’exhumer le message du paternel. Jamais Salem n’a autant parlé. Des profondeurs de l’olivier, il somme son fils de reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée il y a de cela quatre-vingt-six années.

Les yeux humidifiés de larmes, il secoue grossièrement le flambeau. Larbi comprend que Salem savait ou espérait que ce jour allait venir.
A-t-il la même détermination que ses aînés ? Est-il nourri par la même haine, se demande Larbi ? Il n’en est pas si sûr. Pourtant comment peut-il reprocher à un peuple de se soulever autant de fois pour ramener la liberté dans les airs ? Comment un peuple peut-il se tromper dans une action qu’il réitère même après échecs et écrasements ?

L’auteure a déjà publié chez le même éditeur La Ruche de Kabylie (1940-1975), octobre 2009.

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SIWEL 281300 FEV 11

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