SIMFEROPOL (SIWEL) — Le leader de la minorité tatare de Crimée, Moustafa Djemilev, a appelé jeudi au boycott du référendum pour le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie et a demandé à l’Otan d’intervenir « avant un massacre »

 

Estimant que l’ONU n’acceptera jamais, en raison du droit de veto de la Russie au Conseil de sécurité, d’envoyer des casques bleus, M. Djemilev demande à l’Alliance atlantique « d’intervenir comme au Kosovo », « avant un massacre ».

« Nous n’avons vu aucune mesure sérieuse de la part de l’Occident », a-t-il affirmé, jugeant que des restrictions de visa n’auraient pas beaucoup d’effet : les personnes visées « ont une bonne vie en Russie ».

« Nous avons dit que l’Ukraine devrait inviter les troupes de maintien de la paix de l’ONU, mais je sais que la Russie est au Conseil de sécurité, donc cela ne se fera pas », a-t-il poursuivi.

Mercredi, il avait eu un long entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, lors duquel il a indiqué avoir dit au président russe que les Tatars « n’allaient pas faire la guerre à la Russie mais défendraient l’intégrité territoriale de leur pays ».

La communauté musulmane des Tatars, représente de 12 à 15% des deux millions d’habitants de la Crimée. Déportés sous Staline, les Tatars de Crimée sont opposés à la sécession de la péninsule. Ils avaient soutenu la contestation contre l’ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch.

wbw avec AFP
SIWEL 132331 MAR 14

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