Corps de sécurité kabyle : Mise au point du président Ferhat Mehenni
ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
LA PRÉSIDENCE
PORTE-PAROLAT

 

MISE AU POINT

La déclaration de Londres du président du Gouvernement provisoire kabyle, Mas Ferhat Mehenni, (03/06/2018) fait des vagues dans les milieux politiques antikabyles. L’idée de mise sur pied d’un corps de sécurité kabyle effraie le poulailler qui l’a, aussitôt, transformé en un « appel à … prendre les armes ! ». Rien de moins que cela ! Exagérer le propos de l’adversaire, lui faire dire ce qu’il n’a pas dit est le propre des manipulateurs et des prédateurs de tous bords.

Pourquoi donc, tout ce tollé ? La première réponse est qu’une nouvelle fois, la preuve est donnée du sérieux de la démarche indépendantiste kabyle et du professionnalisme de ses dirigeants. Les adversaires du processus d’indépendance de la Kabylie auraient aimé cantonner celui-ci dans le folklore et les déclarations lénifiantes. Or, pour un authentique homme politique, l’Histoire est toujours en marche et aucun répit n’est permis à ses acteurs sans préjudice pour leur objectif.

Tout le monde aura constaté que cette, démarche depuis la Déclaration historique du 05/06/2001 qui provoqua son premier séisme politique du genre en Algérie, est pragmatique, méthodique, progressive et dynamique. Il y a agencement des étapes et absence d’improvisation. Tout est intelligemment calculé.

A chaque fin de cycle, le président annonce la nouvelle étape et sa feuille de route, certes, quelquefois de manière un peu abrupte, surprenant même ses plus proches collaborateurs. C’est en effet de cette façon qu’il n’a organisé le Congrès Constitutif du MAK que le 14/08/2007, soit 6 ans après les événements sanglants du Printemps Noir. Il ne fallait en aucune manière gêner l’action des Archs tant qu’ils étaient opérationnels. Leur échec donna le feu vert à la structuration du MAK (Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie).

Un an après, une lettre officielle aux instances algériennes fut envoyée à partir de la poste d’Adekkar (Akfadu) demandant un statut de large autonomie pour la Kabylie. 21 mois plus tard, à partir de Bruxelles un ultimatum est envoyé sommant les autorités algériennes de répondre à la Lettre d’Adekkar avant le 20 avril, faute de quoi, il allait proclamer un gouvernement provisoire kabyle en exil. Soutenu par la marche du 20 avril 2010, il met sur pied le 01/06/2010, au Palais des Congrès de Paris, et devant 700 personnes, l’Anavad.

Cet événement donna le signal que la revendication d’autonomie devait être remplacée par l’objectif du droit à l’autodétermination du peuple kabyle. Cela ne devint effectif au sein du MAK qu’en fin 2013 ( cf. Archive sur Siwel ).

Comme toutes les structures complexes et populaires, le MAK mature à sa vitesse par rapport à ses échéances.
Après l’hymne national, proposé en prévision de l’installation du Gouvernement provisoire, il fallait doter la Kabylie de son propre drapeau national. Il est aujourd’hui le symbole phare de la Kabylie se battant pacifiquement pour son indépendance.

Le Congrès d’At Zellal devait consacrer l’autodétermination en tant qu’indépendance. N’ayant pas pu être en phase avec la nouvelle étape historique, le MAK fut secoué par une crise.

Aujourd’hui, en prévision d’une échéance extraordinaire du MAK, le président de l’Anavad annonce la prochaine étape durant laquelle, la Kabylie devra, non pas « prendre les armes », comme le vocifèrent en chœur tous les larbins du régime colonial algérien, mais se doter d’une organisation qui protège ses enfants et assure le respect de l’autorité kabyle.

C’est d’ailleurs, au nom de la nécessité de protéger les enfants kabyles de la répression algérienne, après que celle-ci ait fait plus de 7 000 victimes au Printemps noir, que fut justifié la première revendication d’autonomie de la Kabylie, en 2001.

Pour punir cette dernière contre sa révolte populaire, Bouteflika y mit sur pied une industrie du Kidnapping à partir de 2006. Le Secrétaire National à l’Organique du MAK de l’époque, M. Bouaziz Ait Chebib réitéra, dans un article signé avec Taheccat, que « la Kabylie doit assurer sa propre sécurité ! » ( cf. article du 20 mai 2011 publié par lui-même sur Tamurt.info, repris le lendemain par Forum-Algerie.com )

La Kabylie a toujours eu un système de sécurité et de vigilance, mais surtout en temps de tensions et menaces étrangères.

Ce corps de protection, de contrainte ou de sécurité, ne sera pas armé mais disposera des moyens aussi bien de porter secours aux victimes d’arbitraire, de terrorisme et de harcèlement policier, que de persuader tout le monde de respecter l’autorité du MAK et de l’Anavad.

Par ailleurs, tous les observateurs politiques internationaux prédisent le chaos à la mort de Bouteflika. Il serait criminel de notre part de laisser la Kabylie sombrer dans celui-ci.

Un Conseil des Ministres est convoqué pour le 09/06/2018 pour débattre du projet et de ses modalités de mise en place.

Le MAK ne sera mêlé ni de près, ni de loin à cette opération.

Le président de l’Anavad interviendra dimanche vers 20h*, heure de Kabylie pour l’expliciter et remettre les pendules à l’heure.

Exil, le 08/06/2018

Pour l’Anavad, Madame Sakina At Sliman
Porte-parole

(*) Intervention retransmise en direct sur TaqVaylit.TV et sera accessible en simultané sur Siwel :

Site internet : https://TaqVaylit.TV
age Facebook : https://facebook.com/TaqVaylit.TV

RDV : Dimanche 10/06/2018 à 20h00 en Kabylie (21h00 en France, 15h00 au Québec)

SIWEL 082000 JUN 18

 

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