Culture

Conférence de Karim Achab et Hocine Toulait sur la langue kabyle le 22 avril à Québec

CONFÉRENCE (SIWEL) — Dans le cadre de la commémoration et la célébration du double anniversaire du printemps Amazigh TAFSUT Imazighen 1980 et TAFSUT Tavarkant 2001-2003, et pour la préservation de notre patrimoine culturel Amazigh en général et Kabyle en particulier, l’association, Forum Kabyle de la Ville de Québec,  vous invite à assister à une conférence-débat  animée par nos experts en linguistiques :

Mass Hocine TOULAIT « Expert des langues officielles »,  et

Mass Karim ACHAB «  Professeur en linguistique »  

Le Samedi,  22 Avril 2017  à partir de 14h30
Salle Albert Rousseau, 2410, chemin Sainte-Foy,  Québec (QC) G1V 1T3

Sur les thèmes:

  1. Les langues amazighes sont-elles menacées de disparition? Cas de Taqvaylit

« Dr. Hocine Toulait »

  1. Propositions pour remédier au déclin de la langue Kabyle.

« Dr. Karim Achab »

Du café, thé et des gâteaux maisons avec un service de garde pour enfants sont offerts. 

Résumés :

Thème 1: Les langues amazighes sont-elles menacées de disparition: le cas de Taqvaylit (la langue kabyle)

D’une manière générale, on considère qu’une langue est menacée dans son existence, ou sa survie, lorsque ses utilisateurs quotidiens (principaux locuteurs) se trouvent attirés par, ou poussés vers, une langue de substitution. Le processus migratoire des locuteurs d’une langue à une autre, en général d’une langue minoritaire ou minorisé à une langue dominante, est  enclenché (puis stimulé) par des considérations d’ordre historique, sociologique ou tout simplement économique. Quand les locuteurs de la langue minoritaire font le choix, ou sont contraints, d’exercer leurs activités quotidiennes dans la langue dominante, la leur perd ses fonctions sociales de la vie courante et se place ainsi dans le cercle vicieux de la régression de son utilité et de l’affaiblissement de son potentiel de communication.

La langue kabyle qui autrefois permettait d’accomplir la plupart des tâches quotidiennes des villageois de Kabylie se trouve aujourd’hui dans une situation de régression accélérée en raison de facteurs multiples qui jouent en sa défaveur depuis plusieurs siècles. Tout comme les autres parlers Amazighes (berbères) d’Afrique du Nord, qui sont à un stade de régression sociale plus avancée, Taqvaylit (la langue kabyle) est très sérieusement menacée si une politique linguistique qui contient des mesures radicales ne sont pas mises en place pour ralentir sa régression. 

Par le Docteur Hocine Toulaït

Spécialiste canadien en politiques linguistiques

Notice biographique

Spécialisation : Expert dans le domaine des langues officielles et conseiller en politiques publiques Hocine Toulaït a fait partie de la toute jeune génération d’étudiants en Kabylie qui ont vu naître le mouvement Berbère et fleurir le premier printemps amazigh de 1980.

Après ses études de doctorat en France, Hocine Toulaït est retourné à l’Université de Tizi-Ouzou, en Kabylie, pour y exercer comme professeur d’économie, puis directeur (élu par ses pairs) de l’Institut des Sciences économiques et fini par occuper le poste de Vice-président de l’université.

En 1997, Hocine Toulaït s’est installé à Ottawa et travaillé essentiellement au sein du gouvernement fédéral du Canada. Parmi les fonctions qu’il a exercées, on citera à titre d’exemple analyste des programmes et conseiller en  politiques publiques. Il s’est spécialisé dans les politiques fédérales relatives aux langues officielles et au bilinguisme.

Il a de ce fait eu le privilège d’œuvrer parmi les plus grands experts canadiens en matière en langues officielles.

Grace à son expertise dans le domaine des langues officielles, Hocine participe aux débats sur les questions linguistiques en situation minoritaires et depuis quelques années, il a animé de nombreuses conférences sur les risques de disparition de Tamazight et de Taqvaylit.

Lien web pour voir ses dernières interventions

Thème 2: Déclin de la langue Kabyle et propositions pour y remédier

Le déclin de la langue kabyle, aussi bien du point de vue de son espace géographique qui ne cesse de rétrécir, que du point de vue linguistique (lexical et conversationnel, entre autres) nécessite un plan d’action urgent. Au lieu d’engager un processus vital devant une telle situation, en mettant notamment en place les moyens matériels et les ressources humaines appropriées, l’État algérien, au contraire, renforce et consolide l’arabisation de la Kabylie.

Devant cette urgence, il convient d’engager un processus vital et proposer un plan d’action citoyen, en Kabylie comme en diaspora, de nature à parer aux carences et à l’absence d’un État digne et susceptible de protéger et de promouvoir comme il se doit la langue kabyle dans son espace. Lors de cette conférence, nous verrons quels sont les domaines dans lesquels ce déclin a pris des proportions alarmantes, tout comme nous évoquerons les mesures adéquates à prendre en vue de parer à ou de freiner ce risque de déclin.

Par le Docteur Karim Achab.

Professeur en linguistique

Université d’Ottawa, Ontario (Canada).

Notice biographique

Karim Achab est titulaire d’un doctorat en linguistique, obtenu en 2006, à l’Université d’Ottawa et d’un DEA d’anglais, obtenu à l’Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3). Il a également effectué un postdoctoral dans la même discipline à l’Université d’Ottawa en 2006/2007. Passionné des langues, il est titulaire de plusieurs autres diplômes en langues et civilisations anglaises, berbères, hongroies et anglo-irlandaises, obtenus à l’Université Sorbonne Nouvelle et à  l’INALCO (Paris). Il a publié plusieurs articles dans les domaines de la linguistique et des études berbères. Son ouvrage, Internal structure of verb meaning (A study of Verbs in Tamazight) a paru en 2012 en Angleterre. Karim

Achab fut également celui qui a inauguré l’enseignement de Tamazight, niveau secondaire, à Ottawa en 2001, au sein du Conseil scolaire Ottawa-Carleton. Il exerce actuellement en tant que professeur de linguistique et de grammaire française à l’Université d’Ottawa. Il est l’actuel Ministre de la Langue et de la Culture Kabyle du Gouvernement Provisoire Kabyle (ANAVAD : GPK) en exil (GPK) et rédacteur en chef de la revue Amazigh Voice publiée par  l’association ACAA aux États-Unis.

 

Belkacem Ouarab, pour le
Forum Kabyle de la Ville de Québec.
SIWEL 051704 Apr 17 UTC

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