AMIZOUR (SIWEL) — Le MAK poursuit sons cycle de conférence à la veille du 33ème anniversaire du printemps amazigh.
Après le village Tiɣilt n tafukt, le président du MAK, M. Bouaziz Ait Chebib a animé une conférence-débat dans le village « Lɣava » dans la même daïra d’Amizour, où il a détaillé le projet de son mouvement.

 

Conférence de Bouaziz Ait Chebib à Lɣava : « L'économie moderne tire sa force du savoir et de la technologie ».
Il a entamé sa communication par un rappel historique qui a démontré que la Kabylie est antérieure à l’Algérie qui n’est rien d’autre qu’une création de la France coloniale.
En passant en revue les différentes étapes du combat de la Kabylie pour la démocratisation de l’Algérie, le conférencier a tiré la conclusion que : « le peuple algérien est une chimère. Il y a des peuples d’Algérie dont le peuple kabyle qui ne peut assurer son existence en dehors de l’avènement de son propre Etat. Un peuple sans Etat est condamné à subir la domination des autres et par voie de conséquence sa disparition est inéluctable ».

Il dira aussi : l’autodétermination n’est pas un choix mais une exigence historique qui permettra au peuple kabyle de ne pas subir la mort absurde des aztèques ». Comme à son accoutumé, le président du MAK a développé tous les thèmes relatif à l’avenir de la Kabylie : langue, culture, éducation, sécurité et économie. Sur ce dernier point, Bouaziz Ait Chebib, s’est bien étalé pour démontrer que la Kabylie n’a rien à craindre dès lors qu’elle dispose d’une richesse incommensurable : le capital humain qui lui assurera un véritable développement. « L’économie moderne tire sa force du savoir et de la technologie ». il a mis en lumière la qualité des ressources humaines que regorge la Kabylie en paraphrasant un grand poète kabyle : « ma d arraw-im fell-asen i tevded lezzayer » pour clamer : c’est l’Algérie qui a besoin de la Kabylie et non l’inverse. »

Il a mi en exergue les richesses que recèle le sol kabyle longtemps décrit comme une terre aride par le régime raciste d’Alger : lithium, zinc, le fer, l’uranium, les sites touristiques, les trois parcs de Djurdjura , Gouraya et Taza classées comme zone biosphères par l’Unesco, les terres agricoles, les capacités de production halieutiques, les potentialités en matière des énergies nouvelles, et même la présence du pétrole en Kabylie. Il affirme aussi: l’essentiel de l’énergie électrique et les ressources hydrique en Algérie sont basées en Kabylie."

Cependant, il a insisté sur le fait : la Kabylie quand elle aura recouvré souveraineté ne sera pas un Etat rentier mais elle édifiera un Etat fondé sur le savoir, la démocratie, la justice et la lutte contre la corruption en mettant le facteur humain au centre des es préoccupations en accordant la priorité à la formation à travers une école et une université performantes qui seront des lieux de rayonnement scientifiques ». A la fin de la conférence, Bouaziz Ait Chebib, a appelé les présents qui ont tenu à suivre la conférence malgré le froid, à participer massivement à la marche du 20 avril qui sera marquée par des invités surprise. La rencontre a eu lieu, pour précision, en plein air, en début de soirée d’hier.

aai
SIWEL 31 19 44 MARS 13

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