ALGER (SIWEL) — après une ministre algérienne qui a proposé aux femmes de donner leur salaire à l’état algérien pour qu’il puisse affronter la crise financière en cours, l’Algérie s’est distinguée par des faits nettement plus dramatiques : la « Chasse à l’homme noir » dans les quartiers de sa capitale.

 

Cette fois-ci, ce n’est plus Mounia Meslem Si Amer, qui a su faire parler d’elle en demandant aux femmes algériennes de céder leur salaire à l’état algérien, mais Farouk Ksentini. Ce dernier a déclaré le 05 décembre que la présence d’africains subsahariens dans des localités algériennes expose la population « au risque de la propagation du sida ainsi que d’autres maladies sexuellement transmissibles ». Cette déclaration a choqué la presse mondiale d’autant plus que son auteur n’est rien d’autre que le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), une institution de l’État algérien.

Depuis le 1er décembre, des milliers de migrants originaires de l’Afrique subsaharienne, sénégalais et guinéens, notamment, font face à la police algérienne qui les pourchassent dans les quartiers d’Alger, où ils vivent dans des conditions très dures, et qui procède à des arrestations musclées. Plusieurs incidents ont été signalés, dont plusieurs migrants blessés à coups de cross.

Près de 1500 individus, dont des enfants et des femmes enceintes, ont été envoyés dans des camps, à Alger. Des centaines d’entre eux ont été transportés à Tamanrasset, dans le sud de l’Algérie, en vue de leur expulsion. Parmi ces citoyens, plusieurs sont des étudiants ou des employés qui sont en Algérie de façon régulière.

À préciser également que cette expulsion collective est interdite par la charte africaine des Droits de l’Homme qui a été ratifiée par l’Algérie. Le comble est que cette opération d’un autre age a eu lieu au moment où l’Algérie a accueilli le Forum africain d’investissement

nbb
SIWEL 082132 NOV 16

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