KABYLIE (SIWEL) — La Kabylie subit encore une fois la foudre destructrice de l’Etat colonial algérien, pour la énième fois les forêts de la Kabylie sont ravagées par des incendies d’origine criminels. En s’attaquant aux forêts, on ne détruit pas que la faune ou la flore qui la peuplent, mais aussi des écosystèmes complexes qui recyclent la matière organique et alimentent nos champs et nos rivières d’éléments nutritifs.

 

Ces feux, y compris hors saison estivale propice éventuellement aux départs de foyers, sont trop fréquents pour qu’ils soient naturels, affectent la capacité de résilience écologique de l’écosystème, provoquant ainsi l’érosion des terres et de la biodiversité et parfois même des pertes humaines et matérielles, le tribut sera cher payé à moyen terme.

Frappé par la nostalgie du désert, le pourvoir arabo-islamiste algérien tente à tout prix de stériliser les terres kabyles ce qui causera, à terme, le déclin inévitable de notre peuple ainsi que la disparition totale de notre identité, ce qui est déjà arrivé à plusieurs reprises dans l’histoire de l’humanité, comme les habitants de l’île de Pâques qui se sont éteints, ou les Mycéniens qui ont connu l’effondrement juste après la disparition de leurs forêts, et donc la destruction irrémédiable de leur environnement vital.

C’est avec la plus grande fermeté que le Centre kabyle de l’environnement condamne ce crime odieux contre l’écosystème, un crime contre l’humanité et contre la vie de manière générale, et appelle les Kabyles à défendre leurs forêts qui n’ont jamais connu cette fréquence de feux de forêt depuis la politique coloniale française de la terre brûlée.

Lazhar Bessadi,
Responsable du Centre Kabyle de l’Environnement

SIWEL 271027 OCT 16

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