Culture et identité

Les autorités algériennes ont refusé de baptiser la maison de la culture d’Iɛeẓẓugen au nom de « Mohia »

Photo © Saïd Zidat

IƐEẒẒUGEN (SIWEL) — Le nom de « Mohia » n’a pas été inscrit sur le fronton de la nouvelle maison de la culture d’Iɛeẓẓugen, inaugurée le 20 mai dernier. Bien que le nom du dramaturge kabyle a été avancé par la société civile et qu’une pétition a recueilli des centaines de signataires, les autorités algériennes n’ont pas répondu favorablement à la demande des citoyens.

Dès le début de la réalisation de la Maison de la culture, la baptisation de l’édifice a posé problème. En effet, la société et les associations locales avançaient le nom de Mohia alors que les agents locaux des autorités algériennes voulaient que cela soit le nom d’un Moudjahid ou d’un martyr de la guerre de la décolonisation de l’Algérie. C’est ainsi que le nom de Krim Belkacem, le signataire des accords d’Evian a été désigné.

Mohia, un homme de théâtre, un conteur, un parolier et un poète kabyle prolifique, continue de déranger le régime algérien, lui qui est à l’origine de la célèbre citation sur la décolonisation de l’Algérie : « Teffeγ Fransa, tkecmed Lzayer » (la France est sortie, l’Algérie est rentrée).

Les admirateurs de Mohia regrettent que le nom de Mohia n’ait pas été retenu, d’autant plus qu’il est originaire d’Iɛeẓẓugen et que cela aiderait à faire connaître, auprès des jeunes générations, celui qui est souvent considéré comme le père du théâtre kabyle.

Photo © Saïd Zidat

nbb
SIWEL 271521 Aug 17 UTC

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