HASSI RMEL (SIWEL) — C’est sous haute surveillance des autorités algériennes que les émirs-braconniers du Qatar, d’Arabie Saoudite, du Koweit et des émirat arabes-unis débarquent leurs 4×4 blindés, leurs tentes royales et leur matériel ultra sophistiqué de braconnage, notamment à l’aéroport de Hassi-Rmel où ce manège nauséabond a été observé. Chaque année, les braconniers atterrissent dans les aéroports du Sud, à Biskra, Laghouat, Hassi R’mel ou Ghardaïa quand l’Etat algérien n’est pas lui-même en train de « braconner » en terre amazighe. Et chaque année, les autorités algériennes déroulent le tapis rouge à ces criminels de hauts rangs pour venir décimer la faune du désert.

 

En effet, depuis quelques jours, les familles royales des plus grands fléaux du monde, les émirs d’Arabie, débarquent par dizaines dans le sud de l’Algérie. Ils viennent, sur invitation des autorités algériennes, et sous leur haute protection, s’adonner à leur sport favori : décimer la faune du désert. Selon des sources locales qui observent impuissants ce funeste remue-ménage, ce sont essentiellement les membres des familles royale d’Arabie Saoudite et du Qatar qui viennent braconner. On trouve également des hautes personnalités des autres monarchies du Golfe, du Koweït et des Emirats Arabes Unis.

Il est à signaler que des groupes d’intervention issus de la Gendarmerie algérienne et de l’armée ont été mobilisés par l’Etat algérien pour assurer la sécurité des déplacements des braconniers de même que leurs campements. On se demande d’ailleurs pourquoi tant de précautions sécuritaires, les seuls malfrats dans la région sont les émirs-eux-même et leur suppôts de l’Aqmi dont ils financent l’extension et la prospérité. Les seuls qui seraient éventuellement tenté de mettre fin à ce braconnage sont les autochtones. Malheureusement, ils sont en position d’indigènes, habilement colonisés par leur « frères », avec la complicité de certaines de leur « élites » qui sont grassement récompensées pour mettre à leur disposition des esclaves bon marché.

Ainsi, ces émirs- braconniers, ces fléaux d’Arabie qui sont les invités de l’Etat algérien, après avoir exterminé la faune de leur propre désert, s’attaquent maintenant à celui de l’Afrique du Nord et de l’Afrique Sub Saharienne. Ils viennent chasser les gazelles du désert et les outardes, ces gros oiseaux du désert qui constituent une espèce particulièrement menacée et pour laquelle l’Algérie avait pris l’engagement de les protéger, mais c’était compter sans ce poison d’Arabie : ces émirs-braconniers qui viennent abattre ces espèces protégées sous les puissants projecteurs de leur 4×4 et au moyen de fusils dotés de lunettes télescopiques à visée nocturne. L’outarde est espèce pourtant protégée par des conventions internationales que l’Algérie a ratifiés et pour lesquelles elle a elle-même émit le décret n°083-509 du 20 août 1983, soi-disant renforcé par l’arrêté du 17 janvier 1995.

L’outarde, une espèce en voie d’extinction, est un bel oiseau coureur de 60-65 cm, haut sur pattes, dont le plumage tacheté reproduit l’ocre de la steppe par un mimétisme qui lui permet d’échapper à ses prédateurs naturels mais pas à ces braconniers d’Arabie. Et pour couronner le tout, ces émirs-braconniers apprécient également le pillage des nids d’outarde, ne laissant ainsi aucune chance à cette espèce de reconstituer sa population. ce braconnage se fait en silence, dans la discrétion des médias.

Les gazelle du désert, elles aussi normalement protégées, sont quant à elles abattues après des poursuites en 4×4 à la lumière de projecteurs rien que pour le plaisir de disposer leur gracieuses têtes sur les capots des véhicules de ces criminels d’Arabie, invités de marques d’un autre criminel de taille: l’Etat algérien.

zp,
SIWEL 031555 JAN 13

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