ALGÉRIE COLONIALE : DES PIÈCES D’OR CALIFALES AUX PÉTRODOLLARS. LE VOL, LA PRÉDATION ET LA CORRUPTION, UNE CULTURE. PAS À TALA HAMZA

AMIZUR (SIWEL) — « Cette terre n’est pas algérienne, cette terre est Kabyle » outre les vœux adressés aux peuple kabyle à l’occasion de Yennayer, après avoir évoquée la crise sanitaire et son laisser-aller mortifère, les emprisonnements des militants kabyles et le drame qui frappe des dizaines de Kabyles morts en mer, en tentant de fuir de cette Algérie coloniale faute d’un avenir national kabyle, fait de dignité qui réponde à leurs aspirations sociétales et professionnelles. C’est avec force et fermeté que Mas Mehenni s’est adressé aux australiens de la société minière Terramin chargée de l’exploitation du gisement de zinc et de plomb d’Amizour à Vgayet – les retombées financières estimées à plus de 10 milliards de dollars – et aussi, à travers eux, à la junte militaire arabo-islamiste colonialiste algérienne.

Après avoir dilapidé les ressources pétrolières du sud surexploitées, des puits mal entretenus avec une production en baisse à l’instar des prix du baril, la bande de brigands au pouvoir se tourne depuis ces dernières années, de manière frénétique, vers les gisements aurifères et d’autres métaux précieux dont les terres rares, minéraux essentiels dans les équipements et instruments de haute technologie et particulièrement les nanotechnologies.

L’adresse de Mas Ferhat Mehenni envers l’australienne Terramin est directe et sans détours « cette terre n’est pas algérienne, cette terre est kabyle, ce gisement est kabyle, cette ressource est kabyle, vous n’avez pas le droit de conclure un contrat avec un colonialiste sur le dos d’un peuple autochtone qui aspire à son indépendance, c’est un territoire disputé ».

Cet avertissement, pour l’instant cordial, sinon dans une future exploitation commune de ce gisement avec la Kabylie indépendante dans le respect mutuel des exigences écologiques et des intérêts communs, il est à retenir la répétition ferme, des termes « Terre » et « Kabyle » dont les australiens doivent saisir l’importance, quant au rapport charnel que le Kabyle entretient avec sa terre et son territoire, à ne pas négliger sous peine de graves déconvenues.

L’histoire de la Kabylie en est témoin. Tous les envahisseurs ont été chassés. Ignorer, à l’instar de la junte militaire arabo-islamiste arrogante, imbue de sa pseudo puissance militaire, cette constante qui lui coutera cher si elle persiste dans sa politique coloniale, est téméraire et inconséquent.

Le message est clair. L’australienne Terramin associée à l’Algérie dans cette joint-venture australo-algérienne, Western Mediteranean Zinc, n’est pas la bienvenue en Kabylie.

Cette tentative de vol des richesses minières de la Kabylie, prouve s’il en est, que le territoire kabyle est riche, loin de la propagande de la junte militaire arabo-islamiste qui voulait faire accroire que la Kabylie est pauvre. Cette pollution mensongère a effrayé et amené certains Kabyles à poser la honteuse question  » Dacu a-necc ma newi timunent ? », qu’allons-nous manger à l’indépendance de la Kabylie ?

Ils ont désormais la preuve, que non seulement la Kabylie est riche de ses ressources minières mais plus encore de son eau, l’or Bleu qui dépasse de loin le pétrole en voie d’épuisement. Sans parler de la richesse de sa civilisation et bien-sûr, la plus importante, de son peuple jeune et dynamique.

Soulignons fortement que la Kabylie est aussi le Grand Réservoir d’eau de toute la région d’Afrique du Nord et l’eau de la Kabylie actuellement pillée et siphonnée, est celle qui coule dans les villes algériennes quand les villes et villages kabyles, objets de pénuries inacceptables, meurent de soif.

Après avoir pillé et épuisé les ressources pétrolières, plongeant les populations du sud dans la pauvreté extrême, pour se refaire, pense-t-elle, alors qu’elle est « condamnée par l’Histoire, par la genèse même de sa création coloniale » estime Mas Mehenni, la junte ose s’attaquer à leurs richesses minières incluant dans son funeste projet les ressources du territoire occupé kabyle.

C’est dans le souci de protéger des pillages algériens les ressources naturelles et minières de la Kabylie occupée que Mas Ferhat Mehenni a lancé cet appel « Nous ne laisserons pas des étrangers voler les ressources de nos terres, elles sont notre propriété, il faut empêcher toute société qui viendrait les exploiter ».

En plus d’être ruinée et aux abois, l’Algérie est atteinte d’un mal commun à tous les pays arabo-islamistes, la corruption et la prédation. Certes, ces maux existent dans tous les pays du monde, mais cependant jugulés par divers pôles de contrôle et d’institution judiciaires, en Algérie ils sont les engrenages d’un système voyou, obscur et profond, un gouffre sans fond, érigé en parallèle du système officiel de l’Algérie de « la gloire et de la dignité » (rire).

Contrairement à la propagande officielle qui situerait ce fléau systémique à l’ère de la potiche Bouteflika, ce mal est systémique, il existe dans ce maudit pays depuis toujours, « il est normal que l’apiculteur goûte à son miel » dixit le dictateur criminel Boumediene, il a reconnu et justifié par cette métaphore l’ampleur de cette politique de corruption.

Des pièces d’or califales aux pétrodollars, le vol, la prédation et la corruption sont une culture, des mœurs, un modèle de gouvernance dans ce pays à l’instar de tous les pays arabo-islamistes, condamnés à vivre dans le sous-développement car ce fléau est soutenu par l’absence de démocratie donc de transparence dans la gestion étatique. Ce déficit en ces valeurs éthiques et politiques – normal dans les pays arabo-islamistes – est l’essence intrinsèque de ces dictatures.

Certes, une question algéro-algérienne, mais quid de la Kabylie aux valeurs et à l’éthique loin de cette « normalité » algérienne, entraînée à son corps défendant dans cette catastrophe.

En plus du négationnisme civilisationnel, ce sont ses richesses humaines, intellectuelles, naturelles, minières etc.… qui sont hypothéquées. L’avenir de la Kabylie est plus que sombre, il est noir.

Les Indépendantistes kabyles, en dignes héritiers de leurs ancêtres, ont rejeté toute occupation étrangère de leur terre, relèvent le défi de la libération de la Kabylie.

La question est lancinante, se pose aujourd’hui aux algérianistes Kabyles. Vont-ils persister dans leur illusion à jouer les locomotives sans rails ni destination, les Don Quichottes des temps modernes ?

L’illusion entretenue, de changer un système arabo-islamiste, assis sur une religiosité politique, un model civilisationnel théocratique multiséculaire propre aux pays arabo-islamistes, appelle à la modestie et surtout au réalisme politique.

Comme il est si bien dit « même si cela doit continuer, il faut que cela cesse ».

Le temps presse, il est contre la Kabylie, elle s’enfonce chaque jour, entraînée dans cet abîme algérien sans fond, donc sans fin.

TOUS UNIS POUR SAUVER TALA HAMZA

CLKI – Chroniqueurs Libres de la Kabylie Indépendante
SIWEL 151920 JAN 21

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