ADDIS ABEBA (SIWEL) — Les autorités algériennes qui devaient s’estimer non prêtes pour organiser la Coupe d’Afrique des Nations (2019, 2021 et 2013) vu l’état des infrastructures sportives du pays, n’avaient rien trouvé de mieux pour éviter que l’Algérie ne soit choisie par la CAF que d’assassiner un joueur camerounais en Kabylie !

 

Sachant que le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) devait se réunir le 20 septembre à Addis-Abeba pour désigner les pays qui devront abriter les éditions 2019, 2021 et 2013 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), les autorités algériennes avaient décidé de commettre un crime odieux sur la personne du joueur camerounais de la JS Kabylie, Albert Ebossé, pour avoir un maximum d’impact sur les esprits, un certain 23 août, à Tizi-Ouzou, en Kabylie, pour porter l’opprobre sur la Kabylie et son peuple.

Comme il fallait s’y attendre, l’Algérie a été écartée, au détriment du Cameroun qui sera chargé de l’organisation de la CAN 2019, de la Cote d’Ivoire pour la CAN 2021 et de la Guinée pour l’édition 2013.

Simulacre de camoufflet

Ce samedi, le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports Mohamed Tahmi, pour commenter l’échec de la candidature algérienne, n’avait rien d’autre à dire que de révéler le complot que ses services avaient ourdi un mois avant : « Nous avons présenté un dossier solide mais la CAF n’a malheureusement pas retenu la candidature de l’Algérie pour l’organisation de la CAN 2019 ni celle de 2021. Je pense que la dernière tragédie vécue par notre football suite à la mort du joueur de la JSK, Albert Ebossé a été pour beaucoup dans le choix des membres de la CAF ». Oh la belle affaire !

Signalons que contrairement à ses homologues africains, le ministre algérien n’avait même pas pris la peine de se rendre à Addis-Abeba où se déroulait la cérémonie de désignation des pays organisateurs des futurs CAN pour défendre le dossier de l’Algérie, preuve s’il en est de la "confiance" qu’il avait en la candidature de son propre pays…

Le plan communication des autorités algériennes est rôdé pour justifier leur échec : remettre la cause sur l’assassinat qu’elles ont elles-mêmes perpétré, et ce en Kabylie, faisant ainsi, d’une pierre deux coups : ne pas être obligés de lancer des chantiers monstres pour construire de nouveaux stades répondant aux normes internationales et en même temps, sanctionner le club phare de la Kabylie, tant au niveau local qu’international.

L’Algérie ne dispose d’aucune infrastructure sportive digne de ce nom alors qu’elle avait promis de se doter de stades aux standards requis. Mais les retards dans la réalisation des projets, comme en témoigne celui du stade de Tizi Ouzou confié à ETRHB Haddad relais local du pouvoir algérien en partenariat avec l’entreprise espagnole "FCC Construccion; qui a abandonné le projet mi août, rendent les promesses algériennes peu crédibles.

Plus d’une semaine après l’enterrement d’Albert Ebossé dans sa ville natale au Cameroun, l’enquête judiciaire sur les circonstances de sa mort se poursuit (sic) mais les analyses des observateurs indiquent qu’Ebossé aurait bien été victime d’un assassinat commis par les services algériens dans les vestiaires, contredisant ainsi la thèse officiellement retenue du projectile lancé depuis les supporters depuis les tribunes…

wbw
SIWEL 211622 SEP 14

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