AKBOU (SIWEL) — L’atmosphère demeurait très tendue même si le calme est revenu ce mardi matin dans la ville d’Akbou, après une nuit ponctuée de heurts entre les manifestants et les policiers.

 

Akbou : la police chasse violemment les squatteurs de 495 logements
Une tension exacerbée par des opérations musclées menées par des policiers procédant au délogement des squatteurs des 495 logements sociaux locatifs implantés sur le territoire de la commune d’Akbou.

L’opération de délogement des familles ayant occupé ces logements début janvier se poursuivait encore mardi matin. Des centaines de familles avaient été déjà délogées hier soir par des policiers au quartier « ‘ex-caserne »’.

Un autre assaut a été opéré mardi matin par les forces de sécurité au niveau de deux sites, la cité GMS et celle du stade. Dans le sillage de cette opération, au moins trente émeutiers et cinquante policiers ont été blessés au cours des affrontements qui ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi.

Les manifestants avaient également procédé à la fermeture à la circulation de la RN26A reliant Vgayet (Béjaïa) à Tizi-Ouzou via le col de Chellata en début de soirée de lundi. Dans la matinée de mardi, un appel au calme a été lancé par les habitants du centre-ville d’Akbou à l’issue d’une réunion tenue par ces derniers au centre culturel d’Akbou. Les initiateurs de cet appel exhortent la société civile d’Akbou à s’impliquer pour canaliser la révolte des jeunes.

Une autre réunion s’est tenue au siège de la daïra d’Akbou dont le but était d’arrêter la liste des bénéficiaires de 495 logements. Selon une source proche du dossier, plus de 8 000 demandes ont été formulées par des citoyens de la région pour obtenir un logement décent.

ss
SIWEL 151430 FEV 11

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