TIRMITINE (SIWEL) — Pour la double commémoration du 20 avril, le printemps amazigh et le tragique printemps noir, le maire de Tirmitine n’a rien trouvé de mieux à faire que d’inviter à ces festivités de la honte, la gendarmerie algérienne qui a assassiné 128 jeunes Kabyles avec des balles explosives au cours du Printemps noir de 2001.

 

A l’occasion de la double commémoration du 20 avril, la marie (APC) de Tirmitine en collaboration avec l’association "Avrid n tmusni " (le chemin du savoi)] ont porté atteinte à la mémoire des 128 martyrs du printemps noir et à l’honneur de la Kabylie toute entière.

En effet, durant les festivités organisées à Tirmitine, les gendarmes algériens ont été invités. Pire encore, le maire Said Snaoui n’a pas eu honte de leur décerner des " médailles d’honneur " en plein 20 avril ! … Autrement dit, ce maire, accompagné par cette association "Avrid n tmusni ", décorent la gendarmerie algérienne pour avoir assassiné à balles explosives 128 jeunes kabyles ! Quelle HONTE !

Ce maire démissionnaire du FFS pour "driver" une liste indépendante nous rappelle un de ses anciens collègues, M. Sarni, l’ex-président de l’APW de Tizi Ouzou, d’obédience FFS, qui n’a pas hésité a glorifier les gendarmes algériens assassins en plein printemps noir. C’est maintenant au tour du maire Said Snaoui de leur décerner des " médailles d’honneur" .

Dans plusieurs localités de Kabylie, nous constatons la "normalisation" du retour de la gendarmerie algérienne. Celle-ci, sous l’impulsion de l’administration coloniale algérienne, qui instrumentalise à bon escient les petits bachaghas locaux, marque de plus en plus sa présence dans des festivités en Kabylie, ce qui est déjà en soi une atteinte gravissime à l’honneur de la Kabylie. Mais leur décerner des médailles d’honneurs en plein 20 avril au moment où toute la Kabylie est mobilisée pour reconquérir son honneur et sa souveraineté, voilà un sacrilège que la Kabylie n’est pas prête d’oublier.

Pour les gendarmes algériens qui ont assassiné la jeunesse kabyle à coup de balles explosives, il n’y aura jamais de pardon Ulac Smah . Mais, il en est de même, et avec encore plus de fermeté, pour ces petits bachaghas de seconde zone, ces maires et ces associations qui acceptent de cracher sur l’honneur de la Kabylie pour sauvegarder leurs misérables privilèges de petits vassaux d’un colonialisme sournois.

cdb/wbw/zp,
SIWEL 251051 AVR 16

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