Politique

Kabylie : Ferhat Mehenni, Président de l’Anavad, maintient le cap

POLITIQUE (SIWEL) — Des turbulences makistes passées aux dépendances exprimées, Ferhat Mehenni a tranché : le cap du processus souverainiste est maintenu, avec pour objectif l‘indépendance de la Kabylie.
Le mémorandum, à remettre aux instances onusiennes et internationales, est prêt, pour exprimer la volonté majoritaire du peuple Kabyle à son indépendance.
Dans cette voie, le MAK-Anavad est le porte-parole et le guide, sans détour passéiste de ceux et celles qui prônent –vulgairement et de quel niveau!- un choix contraire.

Plus grave, ce groupe se découvre plus « algérien » que le régime, au point de vouloir proposer une dilution de la Kabylie avec son voisin.

Les Catalans, les Kurdes, les Écossais, les Corses, les Sardaignais, les Basques, les Irlandais, soutiennent, depuis des lustres, une démarche politique, qui retient, clairement, une option vers une INDÉPENDANCE : c’est-à-dire, un ressourcement de leur Identité, leur Histoire, leur Langue.

La symbolique du Drapeau n’est pas la même :
Les couleurs nationales Kurdes ne sont pas turques ; écossaises et non-anglaises ; catalanes et non-espagnoles ; corses et non-françaises ; kabyles et non-algériennes.

De cette image, nous retenons la différence et le désir de mettre fin à la falsification de l’histoire, à la renaissance de la langue et à une liberté retrouvée, dans le cadre de la promotion des peuples, et non à l’existence des Etats-nations voulus par les colonisateurs de tout genre et toute couleur idéologique.

La plupart des peuples cités sont établis en Europe, à l’exception des Kabyles et des Kurdes.
Dans le cas des seconds, la France, de droite comme de gauche, clame fort son soutien, quand Paris accueille le président de nos frères Kurdes. Mais Paris se tait quand il s’agit de la communauté Kabyle, très nombreuse dans l’hexagone !

Et pourtant, le combat souverainiste kabyle est très proche de celui de nos frères Kurdes.
Mais les dirigeants français préfèrent une visite au pays qu’ils ont créé, comme une arrière-cour, que d’ouvrir le dossier kabyle, pour le soutenir l’exemple de ce qu’ils font à l’endroit de nos frères Kurdes de Syrie et d’Irak.
Doivent-ils savoir que le régime algérois n’est pas différent de celui de Syrie et que même la structure du pouvoir les rapproche : là, une minorité alaouite exerce une dictature. Ici, un groupe maintient son emprise depuis … 1958.

Et voilà, que dans ce rapport de forces croisées et contradictoires, interviennent des parvenus, pour « dépoussiérer » le concept d’autonomie, et essayer de le « vendre » aux Kabyles, des années après, comme si durant cette période, le monde était en …léthargie !
Et vite, ce groupe, plus dénigreur que promoteur d’idées, est rejoint, dans la réflexion, par ceux-là même qui étaient dans la turbulence, sous prétexte d’un « débat démocratique », alors que le débat lui-même est Dépassé.

Tout ce beau monde, dont certains préfèrent afficher leur carte de visite que de faire travailler leurs neurones, se dit être au service d’une Kabylie. ..algérienne.
Il s’agit là d’un choix et un comportement largement missionnés, qui passent des turbulences makistes d’hier, aux … dépendances algériennes d’aujourd’hui.

De plus, un peu d’attention aux mouvements et réalités autonomistes, de par le monde, peut nous apprendre que la volonté d’indépendance des populations déjà citées, est plus manifeste que jamais.
Le choix indépendantiste semble être la seule et meilleure option du moment et sans jalousie, le MAK-anavad, son leader Ferhat Mehenni, le prouvent progressivement, parce qu’ils ont la meilleure lecture de l’Histoire.

Ferhat Mehenni, un moment de son parcours, a été trahi ou boudé, mais il constitue désormais la référence incontournable de ce noble et dur combat, de recouvrement d’une identité culturelle et territoriale.
Au moment où il s’apprête à transmettre le Mémorandum au nom de l’indépendance kabyle, naturellement, il gêne.
Le navire souverainiste navigue au milieu d’une mer déchaînée, remplie de requins, qui pensent à un accident de route maritime…pour dévorer ses passagers !

Oui, Ferhat a été convoqué par l’ex-chef du DRS. C’est un secret de polichinelle, sauf pour ceux qui découvrent cette info, des années après, et pour le moins insolite : Durant cette brève rencontre, Ferhat fut menacé par ce général d’origine kabyle, qui s’exprimait, de surcroît, en dialecte algérien !
Résultat : son fils Ameziane fut exécuté quelque temps après ; et aucune voix ne fut entendue pour dénoncer ce crime, parmi celles et ceux, qui voudraient bousculer aujourd’hui, le président de l’Anavad.

Ferhat Mehenni a répondu. Le Cap est maintenu et le navire souverainiste poursuit sa route.

Mass Atcheba
SIWEL 131227 Mar 17

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