Chroniques

Ce 16 avril, j’ai marché en me demandant : « Mais où sont donc ces extrémistes sauvages dont on nous parle? »

CHRONIQUE (SIWEL) — Ce 16 avril, à Paris, entre la Bastille et la République, ces militants que certains veulent faire passer pour des sauvages, des extrémistes, pour une poignée d’illuminés, a donc marché, par milliers, dans une sérénité totale, dans le respect total de toutes les consignes données par la police, pour réclamer leur droit d’exister en tant que peuple. Oui les kabyles travaillent désormais à leur compte, après avoir livré tant de batailles pour des causes qui n’étaient pas les leurs.

Oui les kabyles ont libéré l’Algérie, ce pays qui s’est retourné contre eux, qui nie leur existence, qui veut faire d’eux, par la force, ce qu’ils ne sont pas, et qui a fait de la terre des berbères une terre arabe ! L’Algérie s’est livrée depuis 1962 à une falsification totale de l’histoire. Nous devons réhabiliter la véritable histoire de l’Afrique du Nord.

Après avoir essayé par tous les moyens de sauver ce pays de l’idéologie arabo-islamiste à laquelle ses dirigeants l’ont livré, c’est en 2001, après le massacre de 130 personnes par le régime algérien, et la mutilation de milliers de personnes, que la Kabylie a enfin compris qu’elle devra d’abord se sauver elle même.

A présent, à travers des événements comme celui-ci, le peuple kabyle veut signifier au monde qu’il va bien falloir, un jour ou l’autre, écouter ses revendications.

La Kabylie réhabilitera ses valeurs ancestrales de démocratie, de respect, de liberté absolue d’opinion et de conscience, de laïcité.

Elle se bat sur tous les fronts, contre les intégristes islamistes, contre l’état algérien, et elle doit même faire face à certains de ses propres enfants qui veulent la maintenir sous domination.

A Paris, lorsque 500 personnes se réunissent pour défendre n’importe quelle cause, l’événement fait la une des journaux. Hier il y avait des milliers de personnes, et aucun journal n’a daigné traiter le sujet.

J’ai donc marché, en me demandant à chaque instant « mais où sont donc ces sauvages dont on nous parle ? Où est donc cette poignée d’extrémistes ? » Je ne l’ai trouvée nulle part pour la simple raison qu’elle n’existe pas.

Nous sommes des gens civilisés et notre cause est noble. Nous ne reculerons jamais.

Un marcheur
SIWEL 180903 Apr 17

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