Visite d’une délégation du gouvernement français à Alger : Ce que Nicole Bricq voulait exprimer

05/01/2014 - 15:40

ALGER (SIWEL) — L’information a vite fait le tour des réseaux sociaux. Les déclarations du ministre français du Commerce extérieur confirment, on ne peut plus clair, le caractère scénique et mesquin du soutien français au pouvoir algérien.


Ayrault et Sellal signant des accords ....PH/DR
Ayrault et Sellal signant des accords ....PH/DR
Selon ces mêmes informations, Nicole Bricq, conviée à présider la rencontre économique algéro-française tenu le 17 décembre dernier à Alger en s'adressant à son auditoire composé de ministres, des représentants diplomatiques et des hommes d'affaires des deux pays, elle déclare son gène qu’ « on commence par les grands biens qu'il y ait que des petits dans cette salle ».

Mme. Bricq ne s’est pas contenté de qualifier les présents de « petits », mais elle a exigé ou ordonné que tout ce qui a été négocié lors de la visite de François Hollande soit signé. « Je veux que tout ce qui à été négocié et décidé lors de la visite de Hollande en décembre 2012, doit être signé aujourd'hui ».

Poussant le bouchon un peu trop loin, en s'adressant aux Algériens au même titre que les français, elle s’en est prise à la presse du pouvoir algérien en refusant de faire une déclaration pour le JT de 20 H de la télévision officielle. Les journalistes de l'ENTV ont, non seulement essuyé une fin de non recevoir mais pire, ils étaient réprimandés par la ministre française, avant de lâcher devant une assistance nombreuse : « mais je n'ai rien à foutre de votre télévision. Ce qui m'intéresse le plus c'est de faire sortir mon pays de la crise, autre chose ne m'intéresse pas ».

Avec cette déclaration et l’apport de Jean Marc Ayrault au mensonge officiel révélé, heureusement par le Petit journal de Canal +, le soutien de la France au régime de Bouteflika a été décidé en contrepartie d’importants projets pour les sociétés françaises. C’est dire que la France des socialistes qui a soutenu « la victoire » du FIS en 1991, ne revienne jamais sur son soutien aux dictatures au mépris des « Lumières » et des principes des droits de l’Homme.

Récemment, un responsable d’un parti politique algérien, Ali Zeghdoud, a révélé sur le plateau de la télévision El Djazairia que l’Algérie a prêté 12 milliards de dollars à la France.

aai
SIWEL 05 1540 JAN 14




Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche