Une poétesse kabyle ouvre la soirée des 70 ans du Secours populaire à l’Unesco

19/12/2014 - 17:04

PARIS (SIWEL) —Lundi 8 décembre à Paris, au siège de l’Unesco, le Secours populaire a fêté ses 70 ans. La soirée de lancement a été inaugurée par une poétesse Kabyle, Dalila Medjahed. Parée de sa robe traditionnelle kabyle, et après avoir rendu un vibrant hommage à l’œuvre de solidarité du Secours populaire, Dalila n’a pas manqué de parler de sa patrie Kabyle. Puis des enfants se sont succédés pour lire les poèmes de Dalila.



Plusieurs personnalité françaises, dont l'actrice Josiane Balasko, l'ex-première dame Valérie Trierweiler, l'humoriste Christophe Alévêque, les chanteurs M. Pokora et Lâam ainsi que la dernière Miss France, Camille Cerf, se sont montrées solidaires de la cause des pères-noël verts et du Secours Populaire, qui a prévu cette année une tournée internationale en Bosnie-Herzégovine, au Chili, en Mauritanie, au Mexique, au Pérou, au Rwanda, au Salvador, en Serbie, et dans beaucoup d’autres pays où les portes leur seront ouvertes pour aller au devant des enfants nécessiteux

C'est une poétesse kabyle, pour l’heure encore inconnue du grand public, Dalila Médjahed, qui a inaugurée la soirée de lancement de l'événement. Parée de sa robe kabyle et de ses poèmes tout imprégnés d'un profond humanisme, Dalila a été fortement appréciée et a été chaleureusement félicité pour sa belle prestation.

En effet, tout le monde a apprécié la beauté et la finesse des poèmes de Dalila ainsi que la belle représentation qu’elle a faite de la Kabylie. Tout le monde, sauf deux algériennes qui sont allées questionner la jeune poétesse, non pas sur les poèmes qui ont enchanté toute l’assistance mais sur le pourquoi du choix de la robe kabyle : « mais pourquoi avez-vous choisi de porter une robe kabyle ? » lui disent-elle.

Voyant que la question choquait la jeune femme et que celle-ci répondait outrée qu’elle était « très fière de ses origines et qu’elle avait de quoi en être fière». L’une des femmes engage alors la conversation sur la Kabylie et l’Algérie et commence par dire qu’elle n'avait rien à dire sur la question parce qu’elle est en France, alors que c'est elle qui posait quand même la question de « pourquoi cette robe kabyle ? ». Mais tout de suite après, elle lui dit « vous savez, mon mari est kabyle, alors je ne vais pas renier sa race (sic) mais on est tous des algériens. Il faut se battre pour tous les algériens ». Puis une conversation s'engage avec une des accompagnatrice de la poétesse sur la question de l'arabité et de l'amazighité, la question de la langue arabe obligatoire, de la religion obligatoire etc; ce à quoi la femme algérienne répond, « eh bien c'est comme les corses, le français est bien la seule langue officielle ». Dalila, réponds alors de but en blanc « je rend hommage au combat de M. Ferhat Mehenni! » puis tourne les talons avec ses amies et s'en va sans plus de commentaire.

Si les kabyles sont des algériens comme tous autres les algériens, on se demande pourquoi alors la robe kabyle et l’évocation de la Kabylie natale de Dalila Médjahed a, à ce point, dérangé les deux algériennes ?

Il est certain que si Dalila Médjahed était habillée en Seroual ou tout autre accoutrement considéré comme arabe, cela n’aurait posé aucun problème aux deux algériennes qui ont été considérablement dérangées par la robe kabyle de Dalila, par ses poèmes imprégnés de l'humanisme kabyle et par son évocation de sa Kabylie natale.

enl,
SIWEL 191704 DEC 14









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