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Un film sur Karl Marx en Algérie sera tourné cet automne

21/05/2012 - 03:46

CANNES (SIWEL) — Cinema Libre Studio et l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) ont annoncé jeudi à Cannes la finalisation d'un accord de co-production d'un long-métrage sur les derniers jours de Karl Marx (1818-1883) et sa visite en Algérie du 20 février au 2 mai 1882.


Dernières photographies de Karl Marx, par E. Dutertre, photographe à Alger, les 27 et 28 avril 1882 (PH/DR)
Dernières photographies de Karl Marx, par E. Dutertre, photographe à Alger, les 27 et 28 avril 1882 (PH/DR)
L'accord entre la compagnie Cinema Libre Studio, proposant un circuit alternatif de production et de distribution de films indépendants, basée à Los Angles et l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) dépendant du ministère algérien de la culture, est présenté comme la première coproduction entre l'Algérie et une société américaine.

L'Algérie, où la moitié de la production sera tournée, financera 30% du budget de 3,5 millions de dollars.

L'AARC, agissant en tant que co-producteur, supervisera le tournage qui débutera en Algérie cet automne.

Le film sera réalisé par le producteur-réalisateur français Philippe Diaz, l'un des fondateurs, en 2003, de Cinema Libre Studio.

Le rôle de Karl Marx sera intérprêté par l'acteur suisse-autrichien de 82 ans, Maximilian Schell, et celui de F. Engels, par Mario Adorf.
Le synopsis du film consiste à relater la façon dont le malade Karl Marx, sans passeport et dévasté par la mort de sa femme, trouve refuge en Algérie.

Karl Marx est né en 1818 et avait publié "Le Manifeste du parti communiste" en 1848. Son état de santé a commencé à décliner dans les années 1870.

C'est sur le conseil pressant de ses médecins, que Karl Marx, souffrant depuis des années d’une bronchite aigue, de problèmes de plèvre et d’inflammations de la trachée, avait entrepris ce voyage vers le sud afin de se soigner.

Karl Marx débarque à Alger, le 20 février 1882, à bord du bateau postal, le steamer "Le Saïd".
Il descendit au Grand Hôtel d’Orient pendant 2 jour avant de s'installer à la Pension Victoria, dans Mustapha Supérieur, en haut du boulevard Bon Accueil.
Sa toux tenace l'empêche de visiter le pays.

Dans une correspondance à ses filles, il écrivit : « Ici, situation magnifique, devant ma chambre la baie de la mer Méditerranée, le port d’Alger, des villas disposées en amphithéâtre escaladant les collines; plus loin, des montagnes visibles entre autres les sommets neigeux derrière Matifou (NDLR, actuel Bordj El-Bahri), sur les montagnes de Kabylie, des points culminants du Djurdjura. Le matin, à 8 heures il n’est rien de plus enchanteur que le panorama ; l’air, la végétation, merveilleux mélange européo-africain  »

Il repart le 2 mai 1882 pour Marseille à bord du paquebot vapeur "Péluse".
C'est à Alger qu'il se fait photographier pour la dernière fois, le 27 avril 1882, par le photographe E. Dutertre à l'"Agha Supérieur", avec la tête que tout le monde lui connait, avec sa barbe touffue.
Le 28 avril, il écrit à Engels : « Pour plaire au soleil, je me suis débarrassé de ma barbe de prophète et de ma toison, mais … je me suis fait photographier avant de sacrifier mes cheveux sur l’autel d’un barbier algérois ».

Il mourut moins d'un an plus tard, le 14 mars 1883 à Londres, son enterrement eut lieu au cimetière des indigents de Highgate, aux cotés de sa femme.

Les commentaires de Karl Marx sur les formes de démocratie rurale en Kabylie avaient été mis en relief par le chercheur russe Kovaleski.

wbw
SIWEL 210346 MAI 12




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