Tuvirett : Les étudiants de Tamazight marchent pour défendre leur langue maternelle

21/02/2016 - 21:51

TUVIRETT (SIWEL) - Le comité autonome du département de langue et culture amazighes de l’université de Tuvirett a organisé aujourd’hui une marche à l’occasion de la journée internationale des langues maternelles.


A travers cette marche à laquelle ont pris part des étudiants kabyles intraitableS sur leur langue et leur identité a démontré une fois de plus que l’Etat algérien traite les kabyles et les amazighs en général avec mépris.
Les organisateurs ont relevé l’inégalité qui caractérise les politiques linguistiques en Algérie faisant de Tamazight, la première langue de l’Afrique du nord, une langue inférieure devant la langue de l’envahisseur Okba.

Les manifestants ont dénoncé l’injustice que subit les étudiants du Master 1 au niveau du du département de langue et culture amazighes de l’université de Tuvriet concernant leurs primes de stage qui ne sont pas encore versées contrairement aux autres étudiants des autres départements. Cette injustice confirme la politique de l’apartheid que perpétue l’Etat colonial algérien qui s’est substitué à la France coloniale.

Un manifestant a déclaré à Siwel : « Nous concernant en tant qu’Amazighs : kabyles, chaouis, mozabites... lors de la colonisation française, notre langue maternelle a été ignorée on nous a imposé la langue française. Lors de l'entrisme du clan d'Oujda porteur de la seule idéologie étrangère de l'arabo islamisme, on nous a imposé une nouvelle langue étrangère, l'arabe du moyen orient. Ma langue maternelle c'est le kabyle, ce n'est pas l'arabe ».

Belaid Messouaf, membre du comité a tenu à dénoncer les tentatives de récupération de cette manifestation qui s’est déroulé dans l’esprit de rassemblement de toutes les forces militantes kabyle. « Notre comité, comme son nom l’indique, est autonome donc indépendant de toute tutelle partisane et politique et œuvre à unifier les rangs autour d’un dénominateur commun : sauver et développer notre langue ».

Avant de conclure : « Une langue ne peut être sauvegardée et développée que par ses locuteurs. Notre langue ne peut compter que sur nous et de ce fait nous avons le devoir de la défendre, de la promouvoir et de la soustraire au régime islamo-baâthiste algérien qui ne cherche que sa disparition. Devant cette entreprise d’anéantissement de notre langue qui consiste à la transcrire en lettres arabes, nous sommes appelés à nous mobiliser à imposer la transcription latine qui nous a été léguée par le grand Amusnaw, Dda Lmulud, qui reste une référence, un repère et un exemple à méditer pour tout Kabyle/Amazigh digne de ce nom ».



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