Tizi-Wezzu :Des signes inquiétants...Veut-on effacer des mémoires les noms de nos Aguellids berbères ?!

30/11/2015 - 11:06

TIZI-WEZZU (SIWEL) — La générale de la pièce théâtrale « Tilleli » (Liberté) du metteur en scène Zerrouk Aziz, aurait pu être chaleureusement applaudie par le public du Théâtre régional Kateb Yacine de Tizi- Wezzu, produite dans l’après-midi du samedi 28 Novembre 2015 si les noms de deux comédiens jouant l’un le rôle de Mazigh et l’autre de Abdelkader auraient été changés par d’autres prénoms pour éviter toutes équivoques et autres lectures…


Tous les moyens possibles et imaginaires sont utilisés par l'Etat algérien pour opérer une falsification historique au détriment du peuple kabyle...y compris par le théâtre et l'attribution de rôles ridicules et dévalorisant pour...l'autochtone Mazigh...mais la jeunesse kabyle veille et érige des statues à ses plus lointains aïeux...ici statue de Massinissa à Vgayet  ( PH/DR)
Tous les moyens possibles et imaginaires sont utilisés par l'Etat algérien pour opérer une falsification historique au détriment du peuple kabyle...y compris par le théâtre et l'attribution de rôles ridicules et dévalorisant pour...l'autochtone Mazigh...mais la jeunesse kabyle veille et érige des statues à ses plus lointains aïeux...ici statue de Massinissa à Vgayet ( PH/DR)
Dans cette pièce intitulée Tilleli du nom de la jeune fille à épouser, il y a deux prétendants : le premier, Mazigh, est d'emblée présenté comme handicapé, pauvre, épris de la fille Tilleli (Liberté) et dont les parents ont refusé de lui donner sa main (amour impossible). Ils préfèrent la marier au second Abelkader, un homme riche, ne parlant pas bien la langue de la jeune fille...

Le jour du mariage avec Abdelkader, Mazigh intercepta le cortège, se leva de son fauteuil roulant sans se rendre compte et se dirigea vers Tilleli. Mais Abdelkader se dressa sur son passage et l’assassinat sans scrupules...

Cette histoire aurait pu passer inaperçue si les deux prénoms n’avaient pas attiré l’attention de quelques spectateurs dans la salle ; des spectateurs qui, d’ailleurs, commençaient déjà à sortir suite au geste d’un charlatan qui, sur demande de la mère de Tilleli, brûla avec une haine sans précédent, la photo de Mazigh pour que sa fille épouse Abdelkader, même sans amour...

Ce scénario est donc travaillé délibérément. Cette pièce est un pur effacement de l'histoire, un dénigrement de l’authentique Aguelid Mazighe pour le remplacer par « Abdelkader » personne étrangère et ignorée par le peuple Kabyle ; et ce, au moment où ce même peuple ne cesse de crier des slogans tel que : « Corrigez l’histoire, nous ne sommes pas arabe ! »

Ce genre de pièce est dangereux pour nos enfants grandis avec la bravoure des Massinissa, Jugurtha, Mazigh et de bien d’autres, pour les peuples Amazighs de toute Tamazgha et que de tels metteurs en scène sont payés pour… les effacer des mémoires. Jeu dangereux !

dk,
SIWEL 301106 NOV 15




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