Tizi-Wezu : le sale quart d'heure du directeur des affaires religieuses

07/08/2013 - 21:07

TIZI-WEZU (SIWEL) — Le ministre algérien des affaires religieuses n'a pas apprécié la présence de son directeur de Wilaya à l'action menée par les salafistes avant hier, sur la place du carrefour Matoub Lounès, apprend-on de source proche de la wilaya. Ce directeur a passé le plus sale quart d'heure de sa vie aujourd'hui quand il a reçu en urgence un coup de fil de son supérieur, note encore notre source.


Le ministre des Affaires Religieuses algérien, Ghoulem Allah Bou Abdallah, a sévèrement réprimandé Saib Mohand Ou Idir, son directeur des affaires religieuses à Tizi-Ouzou, pour avoir participé à la manifestation des salafistes sur la place Matoub lounès et avoir ainsi dévoilé la participation des plus hautes instances algériennes à l'outrage fait à la Kabylie (PH/DR)
Le ministre des Affaires Religieuses algérien, Ghoulem Allah Bou Abdallah, a sévèrement réprimandé Saib Mohand Ou Idir, son directeur des affaires religieuses à Tizi-Ouzou, pour avoir participé à la manifestation des salafistes sur la place Matoub lounès et avoir ainsi dévoilé la participation des plus hautes instances algériennes à l'outrage fait à la Kabylie (PH/DR)
Le ministre lui a reproché sa décision de prendre part dimanche au rassemblement des extrémistes fanatiques à Tizi-Wezu. Visiblement sa présence a faussé tous les calculs du régime qui voulait que l'action des salafistes soit comprise comme une action spontanée qui n'est pas commanditée par les services du pouvoir algérien.

Or, la présence officielle du directeur des affaires religieuses, dont les images en grand plans ont été reproduites par les journaux et les télévisions de propagande, tel que Echourouq et Enahar, a mis dans la gêne le régime qui habituellement ne se laisse jamais apparaître dans les actions de propagande et préfère utiliser les caisses de l’Etat pour payer les repris de justice et les repentis dans l'objectif de discréditer ceux qui dénoncent l'inquisition, comme ils l'avaient fait en 2001 quand ils avaient libéré des centaines de détenus de droits commun à condition de lyncher les manifestants kabyles se rendant sur Alger un certain 14 juin 2001.

SAIB Mohamed Ouiddir. puisque c'est de lui dont il s'agit, avait déclaré à l'APS à l'issue de l'action tonitruante des non-jeûneurs Kabyles samedi dernier qui serait pour lui « un non-événement », « Cette action a été une tentative vaine de susciter l’adhésion de l’opinion publique, mais le rassemblement s’est déroulé dans l’ignorance totale des citoyens», et de faire observer que ceux qui ont participé au rassemblement « sont connus pour leur appartenance à un mouvement qui prône la division du pays et le reniement des valeurs sociales et religieuses de la société algérienne ».

Il vient d'apprendre à ses dépends la portée incommensurable de ce « non-événement », et qui ne cesse de résonner tant au niveau national qu'international, du tabou brisé par les Kabyles épris de liberté et de laïcité : constituant une première dans le monde dit "musulman" !

A noter que le directeur des affaires religieuses de Tizi-Wezzu est derrière la désignation d'imams salafistes dans les mosquées des villages kabyles. Il gère un budjet de plus de 30 milliards de centimes depuis seulement trois années, ce qui le place dans une posture d'ordonnateur de projets. Il a retrouvé toutes ses amitiés avec les entrepreneurs de la région, a qui il sert les projets en contrepartie d'un pourcentage.

aai/wbw/zp
SIWEL 072107 AOU 13




Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche

Dépêches en continu