Suite au décès d’une femme vendredi dernier à Tizi Wezzu : Une cinquantaine de patientes fuit la clinique Sbihi

01/10/2013 - 13:40

TIZI WEZZU (SIWEL) — Le drame qui s’est passé le week-end dernier à la clinique Sbihi Tassadit de la ville de Tizi Wezzu, où une parturiente de 32 ans y a laissé la vie ainsi que son nouveau-né, a provoqué une onde de choc et de colère dans la région. Les familles des femmes enceintes hospitalisées, dans cette structure sanitaire, les ont évacuées de peur de subir le même sort que la jeune femme décédée la semaine passée.


Cette clinique, spécialisée pourtant dans la chirurgie obstétrique, est devenue un lieu de mort. Selon une infirmière qui travaille dans cette clinque, sur les 107 femmes hospitalisées ces derniers jours à la clinique Sbihi Tassadit, plus d’une cinquantaine ont quitté les lieux. Certaines se sont rendues dans des cliniques privées, d’autres qui ne sont pas pourvues de moyens financiers suffisants ont préféré carrément renter chez elles.

Les conditions du décès de la jeune femme de vendredi dernier sont toujours inconnues. Les responsables du secteur de la santé sont restés de marbre. Aucun communiqué ni explication n’est donné ni aux proches de la victime ni à la presse. Pour rappel, ce n’est pas la première victime de cette clinque. Au moins dix parturientes ont trouvé la mort à Sbihi en espace de neuf mois seulement.

Un rassemblement a été organisé par les habitants de quartier Sud-Ouest de la ville de Tizi Wezzu, quartier de la victime, pour exiger toute la vérité sur cet énième drame. Une exigence qui ne sera certainement jamais satisfaite. Aucun des 9 décès de cette clinque n’a été clarifié pour le moment, il en sera de même pour la dernière victime.

Siwel avec Tamurt



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