Réseau Amazigh pour la Citoyenneté : Le traitement discriminatoire à l’égard des Amazighs dénoncé

05/10/2013 - 18:15

RABAT (SIWEL) — Réuni le mois de septembre écoulé, Réseau Amazigh pour la Citoyenneté nous a fait parvenir un communiqué où plusieurs questions ont été traitées.


Le Bureau exécutif du Réseau Amazigh pour la Citoyenneté « AZETTA Amazighe », a Tenu sa réunion ordinaire, le 14 Septembre 2013, au siège centrale de l'Association à Rabat. La réunion a porté sur le programme de travail pour la prochaine étape, à la lumière des changements et des évolutions que la scène nationale et internationale connaissent, où les révolutions que les pays d'Afrique du Nord et du Moyen orient font face d’une part aux forces religieuse extrémiste local, régional et d'autre part, les puissances internationales tendent vers la militarisation du monde et d'élargir le cercle de la guerre et du terrorisme, et vise à poursuivre la domination des institutions financières internationales sur les droits économiques, culturels et sociale, ce qui prive ces peuples de leur droit à l'autodétermination.
Après un arrêt sur la situation politique générale au niveau national, où la tyrannie reste présente dans la profondeur du projet politique de l'état Marocain après la constitution de 2011, et la continuité des séries des décisions individuelles, et la violation des droits Humain, y compris les droits linguistiques et culturels.
Le Bureau exécutif du Réseau Amazigh pour la Citoyenneté annonce ce qui suit :
Note :
1. L'absence de tous indicateurs positifs suggèrent la possibilité que le dossier Amazigh au Maroc prendra sa place naturelle dans les programmes et les politiques publique marocaine, a l’encontre des décisions et des promesses faites et les obligations de l'Etat Marocain dans le domaine des droits Humain et les droits des peuples, ainsi que les recommandations des organes conventionnels des droits Humain, auxquels le Maroc on fait partie, y compris la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, et la convention sur les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que la convention relative aux droits de l'enfant, et les recommandations de l'expert indépendante dans le domaine des droits culturels.

2. La prise des décisions discriminatoires par l'Etat en relation avec les droits linguistiques et culturels Amazighs, à travers ces pratiques d’exclusion, d’interdiction, et d’ignorance ou de retardement en attendant l’officialisation de la langue Amazighs et d’autres fois d’achever les acquis obtenus, tel que la privation des associations artistique et littéraire et acteurs et artistes Amazigh de l’appui accordés par les établissements public Marocain et le mystère qui a accompagner l’inclusion de la langue Amazigh dans les centres d’éducation et de formation.

3. Le traitement discriminatoire à l’égard des Amazighs, a l’encontre des promesses présentées et les obligations de l’État du Maroc dans le domaine des droits Humain et les droits des peuples, ainsi que les recommandations des organes des Nations Unies pour les droits Humain. Confirme ce que nous avons déclaré dans des occasions précédentes, lorsque nous avons exprimé notre manque de satisfaction vis-à-vis de l’improvisation et la politique du renvoi que le gouvernement adopte concernant les revendications et les droits Amazighs.

4. Son mécontentement du contenu de la Charte de la réforme du système de justice dans son volet concernant les droits linguistiques et culturels Amazighs, où les droits du citoyen/citoyenne, parlant/parlante en Amazighs, ont été limitée dans le système de justice dans son contacte avec les tribunaux, a base des procédures infecter par la confusion, la généralisation et le mystère.

5. Considère l'immigration comme dossier stratégique globale qui ne peut être ni fractionné ni utiliser d’une manière saisonnière non viable, comme la délivrance des rapports qui ne respectent pas les délais requis et qui se controversent dans certaines parties de leurs contenus avec la révérenciel international des droits humain et en particulier la convention de Genève de l’année 1951, ce qui nécessite la coupure avec l'approche sécuritaire dans la gestion de ce dossier, et l'adoption d'un traitement équitable de la problématique juridique, économique et sociale qui rend le statut des Marocains au pays d’accueille difficile, et rendre le Maroc un pays de coexistence, et lutter contre le racisme et la discrimination a base de la langue ou de la couleur ou de la race ou autre.

6. Exprime sa préoccupation sur les indicateurs actuels au niveau des droits économiques et sociales (le développement humain, la santé, l'éducation, le chômage, la pauvreté, etc) qui révèlent que le Maroc connaît une situation difficile et qui dévoile une sombre réalité du vécu et de l'avenir des Marocains.

7. Condamne la régression qui a lieu au niveau des libertés publiques au Maroc en raison de la poursuite des abus et des violations qui affectent la pratique des individus et des groupes de leur droit à la liberté d'expression, la liberté de croyance et le droit de créer des associations la liberté de regroupement, la liberté de la presse, la liberté syndical et la liberté de mouvement et de la personnalité juridique; et l’utilisation de l'autorité judiciaire pour la délivrance des décisions abusif dans des procès ou les normes d’un procès équitable sont absent.

8. Rejette le processus du dialogue national avec la société civile en raison de contrôle, de fermeture et de tyrannie, et appel en parallèle les associations à s’adhérer à l'initiative alternative des associations démocratiques internalisés dans le cadre de la Déclaration de Rabat.
Réclame :

1. L’institutionnalisation de l’Amazigh, et l’application des engagements internationaux et des dispositions constitutionnel en relation avec les droits linguistiques et culturels Amazigh, et cela en accélérons la promulgation de la loi organique relative l’application du caractère officiel de la langue amazighe. Nous rappelons ici le projet qui a été préparé et proposé par notre association aux différentes composantes du tissu gouvernemental, institutionnel, partisan et associatif.

2. A revoir la formule d’intégration de l’Amazighe dans le secteur de la justice, tel qu'il figure dans la Charte de la réforme du système de la justice, et faisons rappelle au contenu de notre mémorandum présente dans le cadre du dialogue national sur la réforme de ce système, et par laquelle nous appelons à l'intégration de l’Amazigh autant que langue, culture et lois verticalement et horizontalement dans tous les secteurs et structures de la justice au Maroc.

3. Une coupure avec l'approche de la sécurité et de la fragmentation dans le traitement de l'immigration, et de traiter ces causes et ces effets d’une manière participative et d’une approche global des droits humains qui respecte les engagements internationaux dans le domaine des droits Humain et en particulier la Convention de Genève de l’année 1951.

4. Revenir sur l'exclusion délibérée du Ministère de l'Éducation et de la Formation qui élimine l’Amazigh de la concurrence dans les centres régionaux de formation et de l’éducation, et de dépasser l’improvisation dans l'intégration de l'Amazigh dans le système d'éducation et de formation, et de renforcer la présence de la langue, la culture et la civilisation Amazigh dans les politiques publiques et les programmes gouvernementaux, avec l’arrêt du harcèlement et l'exclusion auprès des acteurs Amazigh que ca soit des créateurs, des artistes ou des associations…

5. L'adoption d’une stratégie économique dont la logique est de fournir les conditions et les éléments de démarrage économique réel, qui met un terme à l'économie de la rente et qui permet la re-répartition de la richesse nationale sur les règles d'équité et de justice sociale, et qui répond aux besoins du peuple marocain dans le logement convenable, la santé, l'éducation, le transport et autres services nécessaires pour vivre dans la liberté et la dignité. A cette occasion, nous appelons à protester contre les hausses successives des prix, et à refuser de porter atteinte au pouvoir d'achat des citoyens et des citoyennes.

6. La libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques, et en tête de liste les détenus du Mouvement culturel Amazigh, et du mouvement du 20 Février, et tous les détenus de la mouvement sociale qu’a connu notre pays.

7. L’arrêt des violations des libertés publiques, en adoptons une approche des droits Humain, qui garantit le droit de manifester, de se réunir et de créer des associations, et le droit à l'accès à l'information et le rôle des associations dans l'élaboration des programmes et des politiques publics.

A la fin, Nous appelons le mouvement Amazigh démocrate et indépendant de réfléchir à l'élaboration d'une stratégie intellectuelle et militante pour surmonter les erreurs du passé et répondre aux variables actuelles et futures. Aussi nous appelons toutes les forces progressistes, démocratiques et militantes à s’engager dans un front national populaire pour militer pour la démocratie et la justice sociale. Le Réseau Amazigh pour la citoyenneté est convaincu que le changement démocratique réel est créer par les peuples en militons, se sacrifions et à l’unissons.

SIWEL 05 1815 OCT 13




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