Refus d’ouverture du Centre culturel français à Tizi-Ouzou : La fuite en avant du pouvoir algérien

18/06/2013 - 14:10

ALGER (SIWEL) — La presse algérienne qui avait fait écho de l’ouverture d’un Centre culturel français à Tlemcen, et le refus d’ouvrir le même centre à Tizi-Ouzou a fait réagir les agents du pouvoir pour donner une explication farfelue sur cette manière de pénaliser les citoyens de la région.


Refus d’ouverture du Centre culturel français à Tizi-Ouzou : La fuite en avant du pouvoir algérien
Ainsi, selon Amar Bellani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères et habitué des démentis officiels, la décision du pouvoir de Bouteflika de ne pas céder devant l’insistance des citoyens et des autorités françaises d’ouvrir ce centre en Kabylie est motivée par la nature juridique bien en question qui devait abrité le centre. « Le seul motif ayant présidé à ce refus (et il n'y en a pas d'autres) est dicté par la nature juridique du bien en question qui relève désormais du domaine privé de l’État. En effet, au regard du régime foncier, ce bien est préservé définitivement au profit de l'État avec la publication, le 03 juin 2012, du livret foncier au nom de l'État algérien », a précisé M. Belani dans une clarification adressée à TSA.

Le même agent au service des Affaires étrangères algériennes a ajouté pour le même journal que la partie française avait été informée le 23 mai dernier de « l’impossibilité de lui accorder l’autorisation qu'elle avait sollicitée pour procéder à l'extension ou à la réouverture du Centre culturel français de Tizi Ouzou par une note verbale datée du 28 octobre 2012 et dont les termes ont été réitérés par note verbale datée du 22 mai 2013 ». Ces informations, poursuit-il, ont été communiqué à la partie française, pour expliquer « l’impossibilité de lui accorder l’autorisation qu'elle avait sollicitée pour procéder à l'extension ou à la réouverture du Centre culturel français de Tizi Ouzou ».

A rappeler que depuis le retour de Bouteflika aux affaires, le sentiment antikabyle du pouvoir algérien a pris des proportions dangereuses. Au-delà des assassinats restés impunis depuis 2001, Bouteflika a actionné les institutions de l’Etat pour saborder l’économie de la région, anéantir sa culture et asservir son personnel politique.
La demande faite par les autorités françaises répondent à l’impératif de s’approcher des citoyens de la région, une région portée sur les valeurs universelles et sur la langue françaises ? Selon des statistiques, 80 % des étudiants inscrits au centre sont issus de la Kabylie.

aai
SIWEL 18 1410 JUIN 13




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