Rachid Boubegra (ACB Nancy) : les villages kabyles ont été des républiques avant l'heure

15/11/2013 - 00:14

PARIS (SIWEL) — A l'occasion d'un colloque sur la laïcité au Sénat à Paris, Rachid Boubegra, Président de l'Association de Culture Berbère de Nancy (France) rappelle l'essence laïque de la société kabyle.


Rachid Boubegra, Président de l'Association de Culture Berbère de Nancy (France). Ici à l'occasion du dépot de gerbe de la Rue Matoub Lounès en compagnie d'adjointes au Maire de Nancy. (PHOTO ACB 54, droits réservés)
Rachid Boubegra, Président de l'Association de Culture Berbère de Nancy (France). Ici à l'occasion du dépot de gerbe de la Rue Matoub Lounès en compagnie d'adjointes au Maire de Nancy. (PHOTO ACB 54, droits réservés)
« On le ne soulignera jamais assez, explique Rachid Boubegra, les villages kabyles ont été, et sont en grande partie encore aujourd’hui, des républiques avant l'heure.  »

Ce fervent rappel des fondements de la société kabyle a été proclamé par le Président de l'ACB 54, colloque intitulé "La Laîcité en actes" qui se tenait dans l'enceinte même du Sénat français le 26 octobre dernier auquel a assisté SIWEL.

M. Boubegra a rappelé à cette occasion que les associations, comme celle qu'il préside,« plongent des racines dans l'histoire de l'immigration, une immigration essentiellement kabyle. » Il convoque cette mémoire pour, en France,«  donner des outils facilitateurs à l’appropriation des valeurs républicaines. » Il relève qu'il y a dans les références kabyles « matière à puiser des ressources nécessaires permettant de vivre pleinement la démocratie et de se reconnaître dans la laïcité. » « Celles-ci ne sont pas étrangères, poursuit-il, mais au contraire familières de notre histoire et de nos parcours. »

Dans un illustration sociologique, Rachid Boubegra rappelle que « dans les villages kabyles la gestion des affaires du village est complètement séparée de la gestion du culte, la croyance est reléguée au-delà des frontières du village pour laisser place à la civilité à l’intérieur du village. »

Il termine son propos par un appel à la vigilance. « Ce qui est à protéger dans notre société française, c’est ce qu’il y a d’universel dans cette culture kabyle dont nous assumons l’héritage, entre autre la laïcité. » « Et c'est cela qui est menacé, conclut-il. »



mau
SIWEL 15 0014 NOV 13



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