Québec : Conférence de prédicateurs salafistes français annulée

03/09/2013 - 12:12

MONTREAL (SIWEL) — Pour des raisons de sécurité publique, le Palais des congrès de Montréal vient d'annuler une conférence de prédicateurs islamistes français, grâce aux voix dont celle de l'écrivain kabyle Karim Akouche, qui s'étaient publiquement levées pour demander aux responsables politiques d'interdire jusqu'à la venue de ces Français sur le sol canadien.


Québec : Conférence de prédicateurs salafistes français annulée
Dans son communiqué du 31 août, le Palais des congrès de Montréal a indiqué : « Suite aux récentes analyses de sécurité, le Palais des congrès de Montréal a décidé d'annuler la tenue de l'événement "Entre Ciel et Terre" prévu les 7 et 8 septembre 2013 »

La ministre de la condition féminine du gouvernement indépendantiste du Québec, Agnès Maltais, avait publiquement interpellé le gouvernement fédéral en dénonçant les propos sexistes et contre l'égalité homme-femme des conférenciers.

Les organisateurs de cette conférence sur l'islam, le "Collectif Independance" et qui se présentent sur son site internet comme un groupe de « jeunes musulmans montréalais », avait notamment invité quatre prédicateurs islamistes français, parmi lesquels : Nader Abou Anas (surnommé Kounia), prêcheur à la mosquée Al Imane du Bourget et président d'une association religieuse "D’CLIC", qui plaide pour que les femmes sortent voilées tout en baissant les yeux car d'après lui, « refuser le voile, c'est pire que d'avoir le cancer ou le sida, car ne pas porter le voile mène en enfer ». Farid Mounir, président du centre socioculturel de Longjumeau dans la région parisienne, qui s'en prend, lui aussi, régulièrement aux « femmes provocantes ». Ainsi que Mohamed François Bordenave, originaire d'Indre-et-Loire, converti à l'islam il y'a 23 ans et qui soutient le droit pour les femmes musulmanes de porter la burka.

Des citoyens laïques, partisans du bien vivre ensemble et qui luttent contre tout appel à la haine et à la violence, n'ont pas caché leur vive opposition à la tenue de cette conférence. Ainsi, dans une tribune, l'écrivain kabyle Karim Akouche, vivant au Québec, fustigeait ces « fous d'Allah » qui « glorifient la mort et le jugement dernier ». « Moi qui ai vu prêcher ce genre d'illuminés dans les stades et les rues d'Algérie, au début des années 1990, avec pour résultat plus de 200.000 morts et d'infinies souffrances, comment pourrais-je me taire ? », écrit-il.

wbw/presse québecoise
SIWEL 031209 SEP 13




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