Quand Paris se moque d'Alger (et inversement) : «Bouteflika a complété sa carte de fidélité» par Tanguy Pastureau

19/11/2014 - 12:31

PARIS (SIWEL) — L’humoriste français Tanguy Pastureau se moque du grotesque de la mise en scène de l’état de santé du président algérien Abdelaziz Bouteflika. « Chaque année, le président algérien Bouteflika vient en France se faire soigner, puis il repart pour 5 mois à fond, c’est-à-dire dans son lit à dormir. Une telle régularité fait plaisir à voir, et il assure à lui seul l’avenir de la médecine française » dit en substance Tanguy Pastureau sur les plateau de RTL. Certes, l’Etat algérien tient la première place au podium du grotesque, néanmoins, l’Algérie étant sous tutelle française, il aurait été plus crédible de pointer du doigt la France dont personne n’ignore qu’elle est au cœur de l’échiquier politique algérien


Au final, s'il y avait effectivement lieu de souligner quelque chose dans cette hospitalisation, c'est bien ce qui a été exprimé dans l’illustration de Dilem … « Non mais allo quoi ! » (PH/DR)
Au final, s'il y avait effectivement lieu de souligner quelque chose dans cette hospitalisation, c'est bien ce qui a été exprimé dans l’illustration de Dilem … « Non mais allo quoi ! » (PH/DR)

Si la presse française reste prudemment aux aguets, en se refusant à tout commentaire sur l’état de santé du président algérien, sans avoir eu au préalable « instruction » du quai d’Orsay, il n’en est pas de même des humoristes français qui s’en donnent à cœur joie. Les services algériens, mais aussi français, avaient déjà fait les frais d’un traitement « humoristique » de l’information sur la santé du président algérien, par le fameux petit journal de Canal +. Celui-ci avait néanmoins fait preuve d’équité entre la France et l’Algérie face à l’ubuesque situation algérienne.

Mais cette fois-ci, la moquerie monte d’un cran et le grotesque a atteint un tel stade qu'il n'a pas manqué d'inspirer grandement l’humoriste français des plateaux de RTL, Tanguy Pastureau.


Sauf que l'humoriste Tanguy Pastureau, s’il se moque durement de l’Algérie, il épargne étrangement la France qui est pourtant au cœur du jeu politique algérien, comme le montre les incessantes rencontres diplomatiques françaises où "Bouteflika reçoit" Laurent Fabius, ou encore le traitement "pragmatique" de l’information algérienne par l’inénarrable et très officielle AFP qui annoncer que « Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a reçu dimanche quatre nouveaux ambassadeurs nommés à Alger, 24 heures après une hospitalisation de deux jours en France non confirmée par la présidence algérienne, a-t-on annoncé de source officielle » ... c'est à y perdre son latin!

Au final, quand Paris se moque d’Alger (et inversement), c’est aussi Alger qui se moque de Paris (et re inversement)

Pauvre Algérie ! Pauvre France !

maa,
SIWEL 191231 NOV 14





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