Pour dénoncer le caractère « facultatif » de Tamazight « langue nationale », des étudiants marchent à Tuvirett

08/01/2014 - 18:17

TUVIRETT (SIWEL) — Quelques 200 à 300 étudiants du département de la langue et de la culture Amazighe de l’université de Tuvirett ont marché, hier 07 janvier, de l’université Akli Mohand Oulhadj au siège de la Wilaya pour protester contre le caractère facultatif de l’enseignement de Tamazight, prétendument consacrée « langue nationale » par l’Etat algérien.


L’éducation nationale algérienne formate méthodiquement les enfants dès le CP pour les transformer en arabo-islamistes. Ici un cours d'éducation islamiquequi a le statut de matière obligatoire (PH/DR)
L’éducation nationale algérienne formate méthodiquement les enfants dès le CP pour les transformer en arabo-islamistes. Ici un cours d'éducation islamiquequi a le statut de matière obligatoire (PH/DR)
Ils étaient entre 200 et 300 étudiant du département de langue et de culture Amazighe de l’université Akli Mohand Oulhadj de Tuvirett à s’être rassemblé dans l’enceinte de l’université avant d’entamer une marche jusqu’au siège de la wiliaya de Tuvirett où ils ont occupé le pavé pour y tenir un sit-in.

Les étudiants de ce département réclamaient l’abrogation du caractère « facultatif » de l’enseignement d’une langue que l’Etat algérien a prétendument consacrée comme « langue nationale » après le tragique Printemps Noir de 2001 qui avait couté la vie à 128 kabyles, assassinés par la gendarmerie algérienne.
Les étudiants de la dite discipline, « facultative », réclamaient en outre l’augmentation des postes d’enseignants, l’augmentation du volume horaire consacré à l’enseignement de Tamazight ainsi que son élargissement à tous les établissements scolaires du primaire, du moyen et du secondaire.

Les étudiants étaient porteurs d’une plate-forme de revendication destinée au wali, premier commis de l’Etat algérien à Tuvirett. Il va sans dire qu’il n’y a pas grand-chose à en attendre, les décisions étant prises au sommet de l’Etat et le wali ayant la simple charge de les exécuter.

En attendant, toutes les disciplines sont obligatoires, en particulier la langue arabe et l’éducation islamique, le reste de l’enseignement est bâclée et tamazight reste facultatif quand elle ne fait pas l’objet de toute sorte de pressions et d’entourloupes pour décourager les élèves comme les enseignants.

zp,
SIWEL 081017 JAN 14




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