ODH Tizi-Ouzou : un citoyen en détention "provisoire" depuis 2 ans.

09/01/2013 - 15:45

TIZI-OUZOU (SIWEL) — L'Observatoire des Droits de l'homme de Tizi-Ouzou rapporte qu'un fonctionnaire de Sidi Naamane (Tizi-Ouzou) est en détention "provisoire" depuis 2 ans. L'Observatoire rappelle également qu'il ne s'agit pas du premier cas de « détention provisoire » qui s’étire sur des années.


La prison de Serkadji (Alger).PH/DR
La prison de Serkadji (Alger).PH/DR
L’Observatoire des Droits de l’Homme de Tizi-Ouzou a annoncé sur son site internet la « détention provisoire » depuis 2 ans d'un citoyen de Tizi-Ouzou à la prison de Serkadji à Alger.

L’ODH Tizi-Ouzou s'appuyant sur le dossier de l'affaire, dont elle affirme détenir une copie, rapporte le fait que Monsieur B. Mohamed, père de 7 enfants, et fonctionnaire depuis 25 ans à la mairie de Sidi Naâmane (Tizi-Ouzou), a été mis en détention provisoire le 7/11/2010 par le tribunal de Sidi M’hamed après avoir été convoqué par ce même tribunal pour un « témoignage » dans le cadre d’une affaire de «faux et usage de faux». Depuis, malgré le fait que les services de sécurité aient terminé l’enquête en rapport avec M. B. Mohamed, ce dernier est toujours en détention provisoire à Serkadji en attente d’un jugement qui n’a toujours pas eu lieu 2 ans après.


L’ODH Tizi-Ouzou rappelle que le cas de M. B. Mohamed n’est pas une exception et que la justice algérienne connait d’autres cas similaires. L’observatoire cite le cas de Monsieur Chérif Ouchène transféré le 6/10/2011 à l’hôpital psychiatrique de Blida par le DRS (Département du renseignement et de la sécurité) pour une expertise psychiatrique «suite à des écrits injurieux et insultants adressés aux hauts responsables de l’Etat et largement diffusés sur internet». L’ODH Tizi-Ouzou rapporte le fait que sans aucune instruction de la justice et sans l’aval de sa famille, M. Chérif Ouchène a passé 3 mois dans l’établissement psychiatrique de Blida et n’a été «libéré» qu’après l’intervention de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme.


Enfin, l’ODH Tizi-Ouzou rappelle également le cas des « assassins présumés » de Matoub Lounes, en l’occurrence, Mahieddine Chenoui et Malik Medjnoun, qui malgré un dossier vide ont passé, sans jugement, 12 ans en « détention provisoire » avant d’être condamnés par le tribunal criminel de Tizi-Ouzou en juillet 2011 à 12 années de réclusion criminelle « couverte par leur détention préventive ».

zp avec ODH Tizi-Ouzou,
SIWEL 091545 JAN 13




Texte



Recherche

Dépêches en continu