Mais où sont donc passés les donneurs de leçons ?

28/01/2016 - 12:39

KABYLIE (SIWEL) — Étrangement, la presse algérienne dite "libre", les kabyles "algérianistes" et les démocrates algériens " bon chic bon genre" gardent un silence quasi religieux sur le racisme d'Etat de l'Algérie officielle à l'encontre de Kamira Nait-Sid. Celle-ci mobilise son arsenal répressif contre la militante en allant jusqu'à lui retirer le pain de la bouche, non seulement à elle mais à l'ensemble de la famille...

La présidente du Congrès Mondial Amazigh n'a bénéficié d'aucun soutien ni de la part des pseudos démocrates algériens, ni de sa presse dite libre, ni des kabyles dits algérianistes, eux qui sont si promptes à s'ériger en donneurs de leçons dès qu'il s'agit de museler le peuple kabyle quand il ose parler de sa propre liberté !

Où est la presse algérienne "dans toutes ses dimensions nationales" ? Où sont les kabyles algérianistes donneurs de leçons, ou sont les partis politiques dits kabyles, où sont les ligues des droits de l'Homme et autres droits de l'hommistes algériens?...


Mais où sont donc passés les donneurs de leçons ?
Il n’est pas un journal algérien qui n’ait pas fait de tartines sur l’élection de la Miss Kabylie en hurlant au racisme de ceux qui ont dénoncé le scandale de la criante manipulation qu’a été cette «élection» truquée, ne visant par ailleurs qu'à faire sortir de ses gonds la jeunesse kabyle, et d’autre part à détourner les kabyles du message libérateur porté par le MAK et le GPK en ce 12 janvier 2016.

Certains journaux dits « libres » sont même allés jusqu’à inventer des «menaces» proférées contre la jolie petite Miss Kabylie, un pur mensonge soit dit en passant, en prenant bien soin de dénoncer les «dérives racistes» tout en insistant lourdement sur les «séparatistes » qui seraient, selon eux, les instigateurs d’une campagne de haine alors-même qu’ils ne disposent d’aucune preuve formelle pour étayer leurs malveillantes allégations…

Mais, admettons que ce soit "de bonne guerre" et que les « séparatistes» kabyles soient les premiers ennemis de la presse dite libre comme des algérianistes bon chic, bon genre «d’origine kabyle». Seulement, voilà que quelques jours plus tard, l’Etat algérien met en action son arsenal répressif pour étouffer Mme Kamira Nait-Sid, présidente du Congrès Mondial Amazigh en faisant fermer le club internet familial, unique source de revenu pour la famille de Mme Nait-Sid ... Et là, étrangement, la presse algérienne libre et les kabyles algérianistes, grands donneurs de leçons en matière de tolérance, gardent un silence quasi religieux sur cet acte de racisme caractérisé de la part d'un Etat qui vient soi-disant de reconnaître à Tamazight une existence officielle, certes de sous-langue, mais de sous langue officielle; ce qui serait un "acquis" ou encore une "avancée" et même une "consécration" pour les plus zélés...

Aucun démocrate dit algériens "dans toutes ses dimensions", d’origine kabyle ou non, n’a fait preuve de la moindre solidarité envers la présidente du Congrès Mondial Amazigh. Tous, sans exception ont passé sous silence les pressions et les mesures répressives prises par l'Etat algérien contre Kamira Nat-Sid et sa famille..

Ni El Watan, ni Liberté, ni Algérie Focus, ni même la Cité.Dz n’a daigné souffler un traitre mot sur le harcèlement et la fermeture abusive du commerce de Mme Nait Sid. Idem du côté des partis politiques dits kabyles, pas un mot de soutien ou de solidarité non plus, ni le FFS, ni le RCD, ni les opposants autonomistes, ni les intellos pseudo kabyles ou encore pseudo amazighs, ni même la Ligue algérienne des droits de l’Homme dont c’est normalement la raison d’être… Rien, Nada, Walou, ULAC !

Pourtant si promptes à s’ériger en donneurs de leçons, tous ces «intellos» dits kabyles qui revendiquent leur kabylité ou leur amazighité juste pour se donner la pseudo légitimité de dénier le droit au peuple kabyle de revendiquer sa liberté, loin de l’arabo-islamisme et de ses tares mortifères ,gardent le silence, y compris ceux qui ont traités en long et en large la provocation de l'Etat algérien à travers la jeune Miss Kabylie, première victime de cette diabolique machination...

Tous ces journalistes et ces pseudos intellectuels kabyles qui se prétendent libres et universels, tous ces valeureux défenseurs de la bien-pensance, prêts à aller au charbon pour mener campagnes contre les souverainistes kabyles qui refusent de continuer à se faire humilier par un Etat sournois, tous sans exception gardent le même silence complice…

De ce constat, il revient aux kabyles et plus largement aux amazighis de mesurer à sa juste valeur l’hypocrisie de tous ces donneurs de leçons car jusqu’à preuve du contraire, seules les organisations et la presse Kabyles ont dénoncés, condamnés, rendus public, soutenu Kamira Nait-Sid... Les autres, tous les autres, se taisent et comme "qui ne dit mot consent", il convient à tout un chacun d'en tirer les conclusions qui s'imposent car jusqu'à présent seuls le CMA, le MAK, l'Anavad et bien sur l'ensemble des militants sincères, kabyles, chaouis, mozabites, cleuhs ont apportés publiquement leur soutien à Kamira-Nait-Sid, notamment sur les réseaux sociaux.

zp,
SIWEL 281239 JAN 16



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