Lyazid Abid, vice président de l’Anavad : « Les pays arabo-musulmans sont capables des pires cruautés »

26/04/2013 - 12:15

BERLIN (SIWEL) — Dans un message, publié dans tamurt.info, adressé au peuple d’Israël, à l’occasion du 65e anniversaire de la création de leur Etat, Lyazid Abid, vice-président de l’Anavad, salue la volonté du peuple juif pour la création de leur propre Etat, dans des moments très durs de leur histoire, et pour l’édification d’un Etat devenu exemplaire. Il estime que « bien des peuples, encore colonisés, tel le nôtre, admirent, à juste titre, le caractère, la force et la fulgurante accession du peuple juif à la maitrise de son destin ».


M. Lyazid Abid vice-président du GPK. PH/DR
M. Lyazid Abid vice-président du GPK. PH/DR
Dans on message, le vice-président de l’Anavad a donné un aperçu historique sur les Juifs. Il a traité ainsi des conditions d’exterminations de ce peuple lors des guerres mondiales, jusqu’à la proclamation de l’indépendance de l’Etat d’Israël le 14 mai 1948, par David Ben Gourion, et ce après notamment la résolution onusienne 181 de 1947 qui reconnaît la légitimité d’Israël. « Le peuple juif venait de prendre définitivement conscience que seule la création d’un Etat est susceptible de les protéger de manière pérenne », écrit Lyazid Abid.

Revenant sur le conflit arabo-juif, il a rappelé que « les pays arabes avaient refusé en bloc cette résolution des Nations Unies au nom de la cause arabe. Les Arabes ont ainsi poussé ainsi les Palestiniens dans une sanglante aventure qui n’est pas près de se terminer ». Il a ajouté que le jour même, Israël fut attaqué par cinq armées arabes et que bien que seule et isolé dans la région, Israël les a miraculeusement repoussées.

L’opposition des pays arabes à la création d’un Etat juif est ce déclic qui poussa ce peuple et ce jeune Etat, explique M. Abid, « à progresser sur tous les plans et relève des défis de plus en plus complexes ». Aujourd’hui, souligne-t-il « Israël est considéré comme l’une des plus grandes démocraties au monde. La justice y est indépendante. La liberté de la presse et d’expression y sont respectées et les musulmans y bénéficient de leurs pleins droits ».

« Les pays arabo-musulmans ayant accédé après 1948 à leur indépendance ont tous rejoint les positions anti-israéliennes de leurs « frères » de la Nahda », précise le militant kabyle au sein de l’Anavad, en soutenant que « même s’ils ont décidé ensemble d’entretenir coûte que coûte le problème palestinien en l’état, notamment à travers une population de "réfugiés" sur leurs territoires, cela ne devrait pas empêcher Israël de rechercher une solution équitable à cet eternel fond de commerce des dictatures arabes ».

Evoquant la Kabylie, M. Abid a rappelé que beaucoup de familles kabyles, contraintes à l’exil, après la sanglante guerre contre la France coloniale en 1871 et installées en Palestine, avaient officiellement demandé en vain aux autorités algériennes de les rapatrier en Kabylie.

Il précise que ces familles « sont prêtes à fournir tous les documents nécessaires prouvant leur origine kabyle, leurs demandes sont demeurées sans réponse ». A propos du refus de l’Algérie de rapatrier ces familles kabyles, Lyazid Abid Abid explique qu’elle « préfère les maintenir en Palestine pour guerroyer contre Israël et pour dénier aux juifs, dont la présence continue sur leur terre remonte à plus de 3000 ans, le droit d’avoir un Etat ».

Lyazid Abid ira plus loin dans l’histoire pour expliquer cet antisémitisme des pays arabe. Ainsi, il révèle que le grand-Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin Al- Husseini, qui cultivait la haine des Juifs bien avant la création de l’Etat d’Israël, « était un ami d’Hitler ». Ce mufti, ajoute-t-il, prêta main forte aux nazis dans leur entreprise d’extermination du peuple juif.

« Les pays arabo-musulmans sont capables des pires cruautés », avertit, le vice-président de l’Anavad, Lyazid Abid, qui prend pour preuve la souillure faite à la mémoire de la reine Kahina et de l’Agellid Koceila, pour avoir, précise-t-il « résisté, au 7e siècle, aux invasions arabes ? ». « Par petits glissements calculés, ils rabaissent notre langue au rang de patois, notre culture à une sous-culture arabe et nos résistants, nos héros, sont avilis au détriment des envahisseurs, des traitres et autres collaborateurs », explique M. Abid.

« Il nous a fallu attendre notre libération du colonialisme français en 1962 pour redécouvrir le vrai visage de l’ancien colonisateur. Aujourd’hui, notre grand et généreux pays, la Kabylie, n’a même pas d’existence administrative. Pour l’Algérie, comme pour la France d’hier, vis-à-vis de l’Algérie, le peuple kabyle n’existe pas », ajoute-t-il encore, avant de traiter des attaques dont sont victimes les leaders politique kabyles de la part de la presse arabophone algérienne.

Enfin, Lyazid Abid précise que « c’est pour l’espoir, l’esprit de justice et la vision de l’avenir qu’incarne Israël que je lui souhaite, au nom du Gouvernement provisoire kabyle et en mon nom personnel, un avenir radieux », avant d’ajouter que « le peuple kabyle, dont des millions de ses enfants sont exilés, rêve aussi d’un retour triomphal sur sa terre. En attendant, Paix et Eternité à Israël ».

dm
SIWEL 26 1215 AVR 13





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