Libye : Le gouvernement libyen vient à Alger consulter les "experts" algériens

07/08/2013 - 19:11

ALGER (SIWEL) — Le premier ministre Libyen Ali Zeidan s’est rendu à Alger, dans la journée du Lundi 5 aout 2013, pour des entretiens avec son homologue Algérien Abdelmalek Sellal. Officiellement il a été question des problèmes de sécurité aux frontières algéro-libyenne, notamment les “questions d’intérêts communs d’ordre bilatéral et régional“. Cependant de sources proches du gouvernement algérien, qui ont requis l’anonymat, ces entretiens s’inscrivent dans une stratégie d’entraver pernicieusement l’officialisation de la langue Amazighe en Libyen.


Lors de la prise de Tripoli par les amazighs libyens. sans les amazighs, Tripoli ne serait jamais tombée. Aujourd'hui, ils sont encore confronté au négationnisme arabo-islamiste (PH/DR)
Lors de la prise de Tripoli par les amazighs libyens. sans les amazighs, Tripoli ne serait jamais tombée. Aujourd'hui, ils sont encore confronté au négationnisme arabo-islamiste (PH/DR)
En effet, depuis quelques semaines le Haut Conseil des Amazighs de Libye (HCAL) exige du gouvernement Libyen et du Congrès National General d’octroyer le statut de langue officielle à Tamazight dans la prochaine constitution. Il est à rappeler qu’une Commission Constitutionnelle composée de 60 membres a été mise en œuvre pour rédiger la constitution dans laquelle les Amazighs sont largement sous-représentés afin de les mettre en minorité au sein de la Commission en question.

C'est à la suite de cette conspiration arabiste que le HCAL a décidé de lancer l’opération "désobéissance civile" il y ’a deux semaines. Celle-ci a été largement suivie par le peuple amazighe de Libye, y compris sur un des point cruciaux de la désobéissance : celle de fermer les principaux terminaux pétroliers se trouvant dans la région amazighe, entravant ainsi la production pétrolière libyenne.

En effet, le manque à gagner des exportations du pétrole brut est de l'ordre de 330000 b/j depuis le début de la désobéissance civile amazighe alors que ces exportations ont rapporté en 2012 à la Libye environ 50 milliards de dollars. C'est essentiellement cet aspect qui a poussé le Gouvernement provisoire libyen à négocier une porte de sortie honorable pour l’économie du pays depuis qu'il a été mis en difficulté par les revendications politiques du HCAL: des revendications non négociables sur les questions prioritaires notamment historiques, identitaires et linguistiques.

Venus consulter les experts algériens en matière spoliation identitaire, la visite du Premier ministre libyen Ali Zeidan en Algérie s’inscrit dans le cadre de la prise en compte des calculs sordides du gouvernement algérien passé vil expert dans la dépravation et la perversion des combats justes et légitimes des peuples autochtones.

Faut-il rappeler que Ali Zeidan était déjà venu en Algérie, après qu'il ait été désigné Premier ministre.Il avait alors fait une déclaration choquante à l’aéroport d’Alger, à savoir: “nous sommes heureux de rendre visite à l’Algérie de laquelle nous avons tété notre premier lait de l’arabisme“.

La question amazighe en Libye reste un nœud gordien pour le régime algérien est c’est la raison pour laquelle il déploie tous les moyens pour empêcher son officialisation après qu’il ait subi l’affront de celle-ci en Maroc.

cdb/mel,
SIWEL 071911 AOUT 13




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