Les touaregs de l'Ahaggar (Algérie) demandent à être mieux considérés par l'Etat algérien.

01/04/2013 - 20:57

TAMANRASSET (SIWEL) — Les Touareg de l'Ahaggar ont émis une plateforme de revendications adressée au président de la République algérienne dans laquelle ils regrettent «l’exclusion» dont ils font l’objet. Ils exigent un quota de postes ministériels, de membres de l’Exécutif et de hautes fonctions de l’Etat au profit de leurs enfants et revendiquent l’enseignement du tamashek à Tamanrasset dans la graphie historique des kel tamashek: les Tifinagh.


Les touaregs de l'Ahaggar (Algérie) regrettent l'exclusion dont ils sont l'objet de la part de l'Etat algérien (PH/DR/El Watan)
Les touaregs de l'Ahaggar (Algérie) regrettent l'exclusion dont ils sont l'objet de la part de l'Etat algérien (PH/DR/El Watan)
En Algérie, les notables des tribus touaregs de l'Ahaggar, dans l'extrême sud du pays, se sont rassemblés vendredi 29 mars 2013. À l'issue de cette réunion, ils ont adressés au président de la République une plate-forme de revendications socio-économiques, politique et identitaire dans laquelle ils demandent notamment l'enseignement du Tamashek dans la graphie historique des Touaregs: Tifinagh


Cette rencontre touareg a réuni une trentaine de tribus de Tamanrasset. Les notables des tribus Touaregs demande une meilleur prise en charge de leur région par l’Etat et souhaitent des quotas de recrutement pour les Touaregs, dans les ministères, les mairies, la diplomatie et les institutions sécuritaires. En outre, ils demandent un plan d’action adapté pour le développement de la région, ainsi que des filières spécialisées à l’université et des dispositifs spécifiques d’aide à l’emploi.

Ces revendications sont similaires à celles des jeunes chômeurs de Ouargla qui multiplient les manifestations ces dernières semaines dans le sud de l'Algérie. A l'instar des gens de Ouargla, les notables touaregs, traditionnellement effacés, se sont décidé à exprimer eux aussi des revendications. Leurs soudain "réveil" fait dire à certains observateurs qu'il pourrait bien s’agir d’une manœuvre politique visant à déstabiliser le régime de Bouteflika, alors qu'El Watan rapporte que la rencontre a été sanctionnée par une motion de soutien au Président pour un autre mandat...

" Nous voulons que la langue amazighe (Tamashek) soit instituée et enseignée à Tamanrasset, avec ses lettres historiques du tifinagh, tout comme nous voulons que l’université de Tamanrasset puisse ouvrir des départements spécifiques à la région, notamment de géologie, de tourisme, de pétrochimie et d’environnement" précisent les Touaregs de l'Ahaggar. dans leur plate forme de revendication, il est demandé aussi la création d’une direction centrale consacrée au tourisme saharien, la révision à la hausse du quota de carburant dont bénéficient les éleveurs de cheptel et les agriculteurs, le renforcement du tourisme saharien, et la révision de tout le dispositif d’aide à l’emploi pour le réadapter à la spécificité de la région, notamment l’éloignement, et faire en sorte que les élus locaux gèrent ces aides »

Sources RFI, El Watan

zp,
SIWEL 012057 AVR13




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