Les quatre militants du MAK arrêtés à Alger libérés grâce à la mobilisation de la Kabylie

01/05/2011 - 22:33

ALGER (SIWEL) — Les quatre militants du MAK arrêtés par la police à Alger ont été libérés, après plusieurs heures passées au niveau du commissariat de Cavignac, à Alger-centre.


Dr. Tayev a animé un meeting pour exiger la libération des militants à Tizi-Ouzou. ph. Siwel
Dr. Tayev a animé un meeting pour exiger la libération des militants à Tizi-Ouzou. ph. Siwel
Il s'agit de Mazigh, Farid, Massi et Hsen, tous militants du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), qui voulaient assister au match du club kabyle, la JS Kabylie qui discute la finale de la Coupe d'Algérie contre l'équipe algéroise USM El-Harrach.

Ils ont été arrêtés alors qu'ils tentaient d'introduire au stade du 5 juillet une banderole revendiquant l'autonomie de la Kabylie et un poster du président du Gouvernement provisoire kabyle (GPK).

Selon les quatre détenus, les policiers, dont des officiers du DRS ont procédé d’abord à des vérifications d’identité afin d’établir des fiches de renseignements, ensuite à des interrogatoires individuels.

Selon toujours le récit des militants du MAK, les agents qui ont assuré les interrogatoires demandaient aux détenus « la finalité de l’utilisation du poster de M. Mehenni ».

« On m’a demandé si j’ai pris le poster parce que M. Ferhat Mehenni est artiste ou responsable politique ? ».

Cette question a été posée à Hsen, un des militants arrêtés. Hsen a souligné que « les policiers ont été étonnés par ma réponse lorsque je leur disais que le GPK et son gouvernement sont en exil, d’ailleurs, ils ne vous dérangent pas ! ».

Pour Massinissa, la même question a été posée, et selon son récit, le jeune militant a refusé de leur répondre en langue arabe, comme souhaité par les policiers, qui lui intimaient l’ordre de répondre en langue officielle qui est l’arabe. Massinissa répondit en kabyle, et il a exigé « la présence d’un traducteur pour comprendre les questions des policiers ».

Les policiers, dans leur entreprise de recherche d’indices politiques «demandaient aux jeunes militants le lien entre les agissements du MAK et du GPK en Kabylie et les révoltes libyenne et tunisienne.

Il faut souligner que ces jeunes militants n’avaient pas caché leur appartenance politique au MAK.
Il faut ajouter aussi qu’un photographe a été arrêté aussi avec les jeunes militants, qui, de leur avis, ont été suivis par des policiers dès le premier barrage de police qu’ils ont franchi à Alger.

Au moment où les quatre militants du MAK subissaient l’interrogatoire à Alger, le président du MAK par intérim, le Dr. Tayev Mohand Laarvi et Hocine Redjala ont animé un meeting populaire à Tizi-Ouzou afin de mobiliser la Kabylie pour la libération des autres militants.

Dans son allocution, le Dr. Tayev a donné un ultimatum aux policiers afin de libérer les détenus sinon, « la Kabylie saura les venger dans les plus bref délais ».

A Alger, un des officiers de la police a indiqué aux jeunes militants que « la Kabylie est d’ores et déjà mobilisée pour vous libérer ».

uz/aai/wbw
SIWEL 012235 MAI 11




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