Les internautes libyens étaient sous surveillance grâce au concours de la France

01/09/2011 - 18:01

PARIS (SIWEL) — Amesys, une filiale française de Bull, avait installé en Libye le système de surveillance du Web utilisé par le régime Kadhafi.


Le système de surveillance Eagle, fabriqué par la société française Amesys
Le système de surveillance Eagle, fabriqué par la société française Amesys
Un des militaires français qui ont formé les services de renseignement libyens à l'utilisation de ce système, baptisé "Eagle" a témoigné et montre le niveau d'implication de cette société et de l'armée française dans la surveillance de l'ensemble des internautes libyens. « Nous avons mis en route le système d'écoute libyen fin juillet 2008. Les cadres de Bull étaient très attachés à cette mission, qui avait été facturée environ 10 millions d'euros, » raconte ce militaire de la direction du renseignement militaire.

« Nous avons mis tout le pays sur écoute. On faisait du massif : on interceptait toutes les données passant sur Internet: mails, chats, navigations Internet et conversation sur IP », précise-t-il, en détaillant : « Nous leur avons appris comment trouver des cibles dans le flow massif du pays et nous avons travaillé sur des cas d'école : par exemple, comment placer une université sous interception et trouver des individus suspects en fonction de mots clefs. On leur avait montré comment trouver tous les Libyens qui allaient sur LeFigaro.fr et sur LeMonde.fr.  »

Le militaire a décrit toute l'organisation du système de surveillance, depuis l'opérateur de base jusqu'à l'état-major libyen. Le système a été opérationnel qu'à partir du début 2010, selon ce militaire. Ziad Takieddine, homme d'affaires, intermédiaire des contrats internationaux aurait été l'intermédiaire commercial entre Bull et les autorités libyennes.

cc
SIWEL 011801 SEPT11




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