Les fables de la Fonte...Haine, par Mohamed Benarous

28/05/2015 - 11:15

KABYLIE (SIWEL) — « Oui, c’est à travers cette algérianité, ce masque colonial, habillé d’un semblant d’Amazigh, que les kabyles sont assassinés de 1949 à maintenant, c’est à travers ce masque que notre terre est arabisée, islamisée, homogénéisée aux couleurs de l’arabo-islamisme, et cela avec l’appui des parties politiques dits Kabyle qui usent et abusent de cette prétendue algérianité alors qu’ils ne font que nous arabiser ! Il suffit de les observer, ils se sont tous arabisés, dans leurs discours, dans leurs slogans et même dans leurs revendications. Il est tant que cela cesse ! Je me suis toujours demandé la manière dont une minorité a su et a pu imposer une langue a une majorité excepté le fait de les avoirs bernés et endoctriné. ».

Extrait de la contribution de M. Benarous, dont voici, ci-après l'intégralité.


Les fables de la Fonte...Haine, par Mohamed Benarous
Voilà en quoi l’Algérie est une fable, c’est que son histoire commença par le Générale Schneider en 1839 et que le pays « Algérie » fut créé et concocté, à sa guise, par un certain Générale De Gaule dès 1958. Afin de démontrer les connivences de l’Algérie avec la France, il suffit d’observer où réside l’essentiel des dirigeants Algériens depuis 1962, et surtout qui dirige indirectement l’Algérie : Si ce n’est pas le Palais de l’Élysée, c’est le Quai d’Orsay. De plus, à moins d’avoir le pouvoir d’ubiquité, une forte majorité d’élus Algériens résident, en famille, continuellement en France, si ce n’est qu’ils disposent également de cette nationalité.

Ainsi, il faut arrêter de pérorer sur l’histoire de l’Algérie, son héroïsme et son prétendu nationalisme car celui de la « patrie Algérie » n’est qu’une utopie et un racontar de mauvais goût, contrairement à la nation et à la patrie Kabyle qui, elle, n’a effectivement, jamais cesser de lutter depuis que les Français se sont introduits chez elle, par effraction, en 1857.

Mais, j’avoue que l’on aurait éventuellement pu parler de nation Algérienne, avec la présence de ses éléments, mais dommage pour elle, les milliers d’intellectuels, de penseur, de travailleurs, d’inventeurs ont choisi la valise ( plutôt que le cercueil) et sont allés construire la France contemporaine. Je ne me limite pas exclusivement aux pieds noirs, évidemment, je pense essentiellement à ces millions de Kabyles en exile qui auraient fait de la Kabylie la « suisse » Nord-Africaine. Malheureusement, nous avons été bernés, trompés, dupés, trahis et nous, nous nous sommes bêtement sacrifiés pour rien.

Je reviens sur un élément probant et surtout rébarbatif et redondant. Les algériens répètent souvent que leur pères, mères, frères, sœurs , oncles, tantes, grand-père, grand-mère sont mort pour cette Algérie… moi je peux leur répondre que l’un de mes aïeux comme les trois-quarts de la majorité des kabyles sont morts pour la Kabylie quand l’émir AbdelKader, le père fondateur de « votre Algérie » était en train de pactiser avec les Français et qu’il se faisait décorer de la légion d’honneur, exactement au moment où les miens, kabyles et uniquement kabyles, étaient en train de mourir pour la Kabylie alors votre émir, celui-là même que appelez le « père fondateur » de la nation algérienne « condamnaient la révolte kabyle contre la France en 1871 ». Alors, moi, qui suis kabyle, je vous demande à vous qui êtes algériens où se trouvaient vos ancêtres morts pour cette Algérie dont vous parlez, notamment en 1857 et en 1871, et ce jusqu’en 1962.

Après l’indépendance algérienne, arraché avec le sang des kabyles, il était risqué, puis honteux de s’afficher et de se dire Kabyle, notamment à Alger, Oran, Constantine ou toute autre grande ville algérienne, tant la haine du kabyle a été inculquée aux algériens, et très vite assimilée. De 1963 à 1980, cela a toujours été « les Kabyles ceci »…, « les kabyles cela »… etc, etc,. Mais depuis 2001, toute illusion a été perdue pour l’écrasante majorité des kabyles. Le racisme algérien envers la Kabylie s’est montré au grand jour et désormais, les kabyles ont définitivement pris conscience du funeste de leur sort au sein de cette Algérie, raciste et coloniale.

Le vrai nationalisme, pas celui qui est basé sur une chimère, c'est-à-dire le patriotisme Kabyle renait de ses cendres depuis que les jeunes et moins jeunes assument ouvertement ce qu’ils sont, c'est-à-dire qu’ils s’assument comme des Kabyles et non comme des algériens qui sont ballotés entre Gaza, Kaboul, Abou Dahbi ou je ne sais quelle autre contrées du monde arabe. Le peuple Kabyle n’a rien à voir avec ces contrefaçons identitaires, le Peuple kabyle est millénaire et aujourd’hui, il a décidé de reprendre ses droits. La Kabylie est désormais consciente d’être une nation qu’on a voulu étouffer. Elle dispose désormais d’un hymne et d’un drapeau qui la représente réellement, contrairement au drapeau arabo-islamique de Messali Hadj et du chant arabe de Qassaman qui ne représente rien d’autre que la colonisation de l’Algérie arabe avec un masque pseudo amazigh qu’ils revêtent dans l’appellation « algérianité », une sorte de pachwork indéfini qui rattache la Kabylie au colonialisme arabe.

Oui, c’est à travers cette algérianité, ce masque colonial, habillé d’un semblant d’Amazigh, que les kabyles sont assassinés de 1949 à maintenant, c’est à travers ce masque que notre terre est arabisée, islamisée, homogénéisée aux couleurs de l’arabo-islamisme, et cela avec l’appui des parties politiques dits Kabyle qui usent et abusent de cette prétendue algérianité alors qu’ils ne font que nous arabiser ! Il suffit de les observer, ils se sont tous arabisés, dans leurs discours, dans leurs slogans et même dans leurs revendications. Il est tant que cela cesse ! Je me suis toujours demandé la manière dont une minorité a su et a pu imposer une langue a une majorité excepté le fait de les avoirs bernés et endoctriné.

La France n’avait pas réussi à nous acculturer mais l’Algérie, avec ses slogans de nationalistes à deux dinars « nous sommes tous des Algériens, le sang des Moudjahidine, la Kabylie est la locomotive de l’Algérie, … » et ceux des islamistes « nous sommes musulmans avant tout, … » a réussi. La preuve, Alger est devenue totalement arabophone et même carrément Arabe malgré près de 80% de Kabyles qui y résident.

On me parle régulièrement du racisme Kabyle envers les algériens alors que la réalité est exactement l’inverse. Ce n’ets pas la langue, l’identité et la culture kabyle qui opprime l’arabo-islamisme. De plus, il suffit de nous revendiquer Kabyle pour faire de nous des racistes. Mais c’est fini tout cela, nous sommes revenus du faux nationalisme algérien qui ne peut exister qu’en tuant le kabyle.

Maintenant nous sommes heureux d’avoir retrouvé nos racines niées, bafouées, maltraitées, ensevelies et dissimulés par cette Algérie qui n’est vraiment en rien notre pays. Je ne me reconnais pas dans l’Algérie. Aussi j’ai remarqué une chose tout de même, lorsqu’un Algérien accuse un Kabyle de raciste c’est que cet Algérien est négationniste, il nie l’existence du peuple Kabyle, il est xénophobe et surtout, il a des problèmes de conscience et insiste avec acharnement car il sait qu’il n’y a pas de peuple algérien.

Le peuple algérien est une invention coloniale qui n’a aucune réalité, ni historique, ni politique, ni culturelle, ni linguistique. Il n’y a pas de peuple algérien. On ne peut pas bâtir du vrai sur du faux. Les algériens, et les pseudos kabyles algérianistes voudraient que les kabyles continuent sur la voir du négationnisme et sont jaloux de ce nationalisme Kabyle, car il est bel et bien là lui, il est présent, il est réel et il s’accroît de jours en jours. Par contre, une chose est de plus en plus évidente, le nationalisme algérien, né de la manipulation de l’Histoire, de l’ignorance et de la crédulité de peuples profondément acculturés ne fait plus recette. Le mensonge ne peut pas durer éternellement.

Le temps de l’Algérie est conté dans des histoires de guerriers qui pour la plupart n’ont jamais existé (Boukharouba, Abdel-Kader El Mali, …) tandis que le temps de l’Algérie avec la Kabylie comme colonie est compté, ce n’est qu’une histoire commune qui aboutira tôt ou tard à une séparation, à une véritable décolonisation. Je comprends le point de vu d’un Algérien lorsqu’il dit que la Kabylie est partie intégrante de l’Algérie parce que c’est lui qui a à perdre mais ces Algériens doivent aussi admettre le point de vu d’un Kabyle, qui ne se sent nullement Algérien, qui est de fait colonisé et qui œuvre à sa propre décolonisation.

Nous sommes unis, nous sommes uniques, nous sommes Kabyles.

Mohamed Benarous

SIWEL 281115 MAI 15




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