Les communaux investissent les rues de Vgayet

28/04/2011 - 18:26

VGAYET (SIWEL) — Les travailleurs communaux de Vgayet ont manifesté aujourd’hui, jeudi, dans les rues du chef-lieu de wilaya pour réitérer leurs revendications socioprofessionnelles.


La procession humaine s’est ébranlée depuis la maison de la culture Taos Amrouche jusqu’au siège de la wilaya où un imposant rassemblement a été tenu.
Les protestataires ont scandé des slogans hostiles au pouvoir, tels, « pouvoir assassin, Attika, Ouyahia, Houkouma Irhabia », tout en agitant des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire : « Pour un salaire digne », « Pour les libertés syndicales », « Non à des ponctions sur salaires », « Non aux intimidations et non à l’exclusion de syndicalistes », entre autres.
Devant le siège de la wilaya de Vgayet une déclaration du Secrétariat de wilaya du SNAPAP a été lue par l’un des organisateurs de cette manifestation de rue.
S’exprimant devant une foule nombreuse, le secrétaire de wilaya du Snapap a regretté les « manœuvres d’un autre âge » du wali de Vgayet qui, selon lui, aurait instruit les maires de procéder à des ponctions sur les salaires des travailleurs communaux ayant adhéré à la consigne du Snapap du mois de février dernier en observant trois jours de grève. L’intervenant s’est ensuite interrogé : « Où est l’argent du pétrole, où est l’argent du gaz et de l’or ? » en soutenant que la rente de l’Algérie va dans les poches d’une minorité.

« Il y a des responsables qui ont des salaires de 120 millions, 80 millions et de 60 millions. Et nous, nous sommes des esclaves des temps modernes avec un salaire de misère de 9000 da » a-t-il regretté, en soulignant que les communaux peuvent relever le défi et contribuer au développement de la wilaya.

Se déclarant résolus à maintenir la pression sur les pouvoirs publics jusqu’à satisfaction de leurs revendications, notamment « la promulgation de leur régime indemnitaire dans les plus brefs délais et la revalorisation de leurs salaires », les communaux de Vgayet ont fixé un ultimatum de quinze jours au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour prendre en charge leurs doléances. Dans le cas contraires, ils menacent de prendre possession de la rue et recourir à des actions de protestation plus radicales.

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SIWEL 281830 AVR 11



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