Les Mozabites dénoncent les « terroristes soutenus par la police et le terrorisme institutionnalisé »

18/02/2014 - 21:35

TAGHERDAYT (SIWEL) - « Le pouvoir algérien ne cesse de répéter depuis plus de trois mois avec cruauté et sans aucune pitié d’appliquer son plan raciste contre les mozabites, dans ce qu’on appelle les évènements de Ghardaïa en violation de toutes les règles de morale d’éthique et des lois nationales et internationales ce qui engendre sur le terrain une réalité dure à vivre que les hommes forts, les personnes âgées, les femmes et les enfants ne peuvent plus supporter. C’est un calvaire », dénoncent dans une longue déclaration des représentants de la société civile Mozabites .


Rien ne va plus au pays des Mozabites. Ce peuple Amazigh, qui fait de la liberté et de sa culture sa religion, fait face à un acharnement sans précédent de la part du régime raciste d’Alger par le biais de ses services de sécurité et son appareil judiciaire répressif.

« Le pouvoir algérien ne cesse de répéter depuis plus de trois mois avec cruauté et sans aucune pitié d’appliquer son plan raciste contre les mozabites, dans ce qu’on appelle les évènements de Ghardaïa en violation de toutes les règles de morale d’éthique et des lois nationales et internationales ce qui engendre sur le terrain une réalité dure à vivre que les hommes forts, les personnes âgées, les femmes et les enfants ne peuvent plus supporter. C’est un calvaire », dénoncent dans une longue déclaration des représentants de la société civile Mozabites .

Les policiers sont pointés du doigt comme les premiers instigateurs de la violence et de toutes sortes de dépassements et d’atteinte aux droits de l’Homme et surtout leur racisme envers tout ce qui représente la société et la culture Mozabite. « Ce qui a surpris le pouvoir algérien, cette fois ci et qui n’était pas dans ses données, ce sont les enregistrements vidéo des agressions par les bandes terroristes et l’implication flagrante des policiers qui soutenaient des criminels publiés dans les pages Facebook, sur les chaînes satellitaires et les organisations des droits de l’Homme. Ce qui a provoqué un grand mouvement de solidarité avec les mozabites surtout de la part des amazighs du monde qui ont condamnés ces pratiques. Il parait que les scandales médiatiques et les pressions internationales sur le pouvoir algérien après que le monde entier ait vu les membres de bandes terroristes qui attaquaient les quartiers mozabites en pillant saccageant, en jetant des Molotov et en tuant dans l’impunité totale sans que la police présente sur les lieux par des centaines n’arrête aucun d’eux en flagrant délit. Ce qui obligea les mozabites à s’auto-défendre. Tous ces scandales ont obligé le pouvoir à se précipiter pour finir avec la première phase pour entamer la deuxième », ajoutent les rédacteurs de la déclaration.

Ils précisent aussi « qu’après la première phase qui consistait à violer les lois nationales et internationales en aidant des bandes de terroristes contre les mozabites, la police applique les plans de la deuxième phase qui se caractérise par l’usage de ses prérogatives pour l’instauration du terrorisme institutionnel contre les mozabite ». Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour étayer ces déclarations.

Les Mozabites indiquent « qu’après une semaine de l’arrêt des agressions et du retour relatif au calme, les mozabites victimes des agressions de bandes terroristes ont été surpris par le début d’une large campagne d’arrestations arbitraires des jeunes mozabites même des mineurs, un peu partout dans les hôpitaux, dans les rues, dans les maisons, pour des raisons infondées. Avoir une blessure, posséder des vidéos des événements ou des rassemblements de jeunes ou encore secourir des blessés des événements sont devenus des accusations graves et des justifications pour l’arrestation des jeunes mozabites. Tout est bon pour les torturer et pour leur coller des accusations préparées et graves comme attroupement armé, association de malfaiteurs, fabriquer des armes pour tuer, puis les traduire devant la justice qui ne désobéis jamais au pouvoir surtout dans de telles circonstances ».

Le cas de l’affaire du jeune Mozabite Mohamed Baba nedjar condamné à perpétuité sans aucune preuve lors de la deuxième phase des événements de Ghardaïa, a été cité comme un autre exemple du complot du régime algérien contre la population Mozabite qui ne date pas d’hier. Un fait qui reste gravé dans les mémoires des jeunes Mozabites et « Al ayen » les Mozabites de service qui sont les relais du pouvoir dans leur société, ne ratent aucune occasion pour le citer comme exemple pour instaurer un climat de terreur et ensuite faire accepter le fait accompli quel qu’il soit et en abandonnant toute revendication même les plus élémentaires, comme le droit de se défendre dans le cas de la légitime défense.

« Donc le pauvre citoyen mozabite se trouve devant une énigme : le pouvoir algérien ne défend pas le citoyen mozabite quand il est victime d’agressions et l’empêche avec force de se défendre et cela en prêtant main forte aux criminels, et quand, malgré cela, il arrive à se défendre, c’est la prison qui l’attend !!! », se martèlent les Mozabites qui ne savent pas à quel saint se vouer pour se faire entendre.

SIWEL avec TAMURT



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