Le syndicaliste rifain, Karim LACHQER, enterré hier : le rapport de la médecine légal est accablant

30/05/2014 - 15:56

TIGHANIMINE (SIWEL) — Karim LACHQER , assassiné le 27 mai au commissariat d’Al Hoceima a été enterré hier 29 mai dans son village natal de «Tighanimine », près d’Ait Qemra dans la région rifaine d’Al-Hoceima. La famille de la victime avait obtenu une autopsie de leur fils à Casablanca et le rapport des médecins légistes est accablant. Le rapport médical atteste en effet que la victime est décédée d’une hémorragie interne, une heure avant son arrivée à l’hôpital à 4h15 en provenance de commissariat de police. Soit moins d’une heure avant son arrestation entre 3h et 4 h du matin. Le rapport mentionne également que les traces constatées sur le corps de la victime ont été causées par des coups et blessures.


Karim LACHREQ, syndicaliste et militant rifain de 38 ans,  a été enterré hier dans son village natal de Tighanimine. Il est mort d’une hémorragie interne à la suite de son arrestation par la police marocaine à Al Hoceima, comme l’atteste le rapport des médecins légistes. ( PH/DR)
Karim LACHREQ, syndicaliste et militant rifain de 38 ans, a été enterré hier dans son village natal de Tighanimine. Il est mort d’une hémorragie interne à la suite de son arrestation par la police marocaine à Al Hoceima, comme l’atteste le rapport des médecins légistes. ( PH/DR)
Karim LACHQER, syndicaliste et militant rifain a été assassiné le 27 mai au commissariat d’Al Hoceima. La police l’a vraisemblablement assassinée en moins d’une heure. Arrêté entre 3 et 4 h du matin, les médecins légistes ont établi l’heure son décès à 4h 15 suite à une hémorragie interne, avant son arrivée à l’hôpital aux entre 5h et 6h du matin, heure à laquelle la famille a été informé du décès de leur fils. Le rapport indique également que les traces sur le corps de la victime ont été causées par des coups et blessures qui n’ont pu être commis qu’au commissariat puisque la victime est passée directement du commissariat à la morgue de l’hôpital.

Il ne fait aucun doute que Karim LACHQER a été assassiné par la police marocaine à l’intérieur du commissariat d’Al Hoceima ; et c’est accompagné d’une foule nombreuse que la victime a été enterrée, hier 29 mai, dans son village natal de «Tighanimine » dans la région d’Al-Hoceima. Révoltée par l’odieux assassinat, les rifains qui accompagnait la victime à sa dernière demeure scandaient :« Criminels ! », « assassins ! », « terroristes ! » pour dénoncer cet « assassinat crapuleux » qui ne « peut pas finir dans l’impunité totale de ses auteurs », « Karim été assassiné ! le makhzen est l’unique responsable ! » accusaient les présents.
Il y a deux jours, soit le jour de l’annonce du décès de la victime, après que les autorités médicales de l’hôpital d’Al Hoceima aient refusé de signer l’acte de décès « préétabli », le Makhzen a envoyé une brigade de la police judiciaire à Al-Hoceima pour « enquêter sur le décès de Karim LACHQER ». La dite brigade a interrogé les compagnons de Karim qui étaient avec lui lors de l’arrestation ainsi que ceux sont « peut-être en rapport avec le décès de la victime », c'est-à-dire les policiers qui l’ont assassiné.

Les militants rifains ne décolèrent pas et les réseaux sociaux qui s’enflamment notamment sur Facebook insistent pour maintenir la mobilisation « sinon demain le même assassin reproduira le même scénario, comme cela s’est produit à plusieurs reprises dans le passé, sans que la responsabilité soit déterminée ». Les militants rifains estiment que « La dignité est totalement bafouée dans cette contrée du monde où l’humain n n‘est aucunement considéré ». Pour eux « l’heure est venue d’en finir avec cette féodalité ».

fea,
SIWEL 301556 MAI 14

Ci-après deux vidéos de l'enterrement de Karim LACHQER






Kabylie | Afrique du nord | Politique | International | Sport | Culture | Economie / Finances | Sciences Tech



Recherche