Le rassemblement de soutien aux cancéreux réprimé à Alger : Le MAK dénonce la répression

22/06/2013 - 16:09

ALGER (SIWEL) — La police algérienne a fait, encore une fois, sienne, la répression d’un rassemblement pacifique d’une centaine de jeunes venus exprimer leur soutien aux cancéreux. Ainsi, plus d’une dizaine de militants a été embarquée par les services de répression et transférée vers des commissariats à Alger. Ces jeunes venus exprimer leur soutien aux cancéreux dénoncent la politique chaotique du secteur de la santé et l’incapacité des pouvoirs publics à assurer des soins aux victimes de cette maladie, au moment où les dignitaires du régime se soignent en Europe au frais du contribuable, tandis que l'Etat prévoit de construire une immense mosquée, à la gloire de Bouteflika, qui se fait soigner aux Invalides, un hôpital militaire français réservé aux grands invalides et anciens combattants. En résumé, tout comme l'école algérienne et l'arabisation, le système de la santé est réservé au peuple, tandis que les enfants des ministres, des généraux et de l'ensemble de la nomenclature algérienne sont scolarisés en Europe ou aux Etats-Unis et que tous se font soigner à l'étranger.


Le rassemblement a été réprimé par les forces de répression. PH/DR
Le rassemblement a été réprimé par les forces de répression. PH/DR
Face à cet énième acte de répression, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) estime qu’au lieu d’édifier des hôpitaux et des centres de recherche, « le régime multiplie la construction de mosquées, de prisons, de brigades de gendarmerie et de casernes dans le seul but d'embrigader les esprits et de renforcer son appareil répressif afin d’endiguer toute forme de contestation populaire ».

« Tout est important pour ce régime sauf la vie humaine », souligne M. Bouaziz Ait Chebib, président du MAK dans une déclaration pour Siwel, en ajoutant que « les citoyens souffrant du cancer et d’autres maladies mortelles ne disposent même pas du minimum vital pour se soigner pendant que les dignitaires du système bénéficient des meilleure prise en charge sanitaire à l’étranger ».

« Le MAK, a-t-il indiqué, qui fait de la défense des droits de l’homme une de ses priorités, dénonce et condamne cette attitude des plus infâmes du pouvoir et qui démontre pour la énième fois la nature inhumaine du régime algérien. Il apporte son soutien aux victimes et réclame leur libération immédiate ».

Les militants rassemblés aujourd'hui ont dénoncé le recours des officiels aux soins à l'étranger au moment où les hôpitaux algériens sont vidés de tout moyen. Bouteflika est hospitalisé, pour rappel, en France depuis le 27 avril. Il se trouve actuellement aux Invalides de Paris, pour "convalescence", mais qui payera la facture ?

Le contribuable algérien et les milliards générés par les hydrocarbures ne servent qu'à la nébuleuse militaro-politico-mafieuse qui a pris en otage plus de 30 millions de personnes qu'elle manipule, assassine et embrigade à travers l'ensemble de ses institutions pour l'établissement d'une théocratie qui se cachera, comme l'ensemble des "démocraties arabes", derrière le masque des "islamistes modérés" tant prisés par les occidentaux qui y trouvent bien leur compte, car plus les peuples sont abrutis par des systèmes de références fatalistes qui leur font préférer la vie dans l'au-delà à la vie terrestre et plus ils seront faciles à spolier.

Aussi, avec le budget colossal qu'il a mobilisé, Bouteflika, aurait pu faire construire des dizaines d’hôpitaux ultra performants, mais il a préféré faire construire une méga mosquée, pour que l'on souvienne de lui, dans la postérité, comme celui qui aura achevé de couler définitivement le pays.

dm/zp
SIWEL 22 1609 JUIN 13

Bouteflika, quant à lui, est entre-temps hospitalisé dans les hôpitaux militaires français.(Photo/Dilem)
Bouteflika, quant à lui, est entre-temps hospitalisé dans les hôpitaux militaires français.(Photo/Dilem)




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