Le président du MAK à la rencontre interne des militants de Chorfa: Le remaniement partiel du gouvernement algérien ne concerne en rien le peuple kabyle qui aspire à vivre sa liberté

24/07/2015 - 19:10

CHORFA (SIWEL) - Répondant à la sollicitation des militants quant au besoin en matière d’informations utiles et de formation ainsi qu’une bonne et parfaite éducation politique, la coordination de Chorfa (Tuviret) a organisé aujourd'hui, vendredi 24 juillet 2015 une rencontre interne à laquelle est convié le Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), Bouaziz Ait Chebib qui a été accompagné par deux membres du conseil national: Slimane Kadi, Lyes Ait Maamar.

Ce rendez-vous, beaucoup pédagogique qu’informationnel, a été une occasion pour débattre de plusieurs points relatifs au Projet pour un Etat Kabyle (PEK) ; le concept d’autodétermination, le comportement du militant, comment faire face à la répression, la communication et tant d’autres segments dont la maîtrise est payante pour tout militant d’une cause.

Concernant la scène politique algérienne, notamment le dernier remaniement partiel opéré au sein du gouvernement Sellal, le Président du MAK a fait la déclaration que voici : « : Je ne suis pas Algérien. Je suis Kabyle. De ce fait, le gouvernement algérien n’est pas le mien. Qu’il y ait remaniement ou pas, partiel ou total, ça ne concerne en rien la Kabylie et son peuple qui aspirent à vivre leur liberté ».


Le président du MAK à la rencontre interne des militants de Chorfa: Le  remaniement partiel du gouvernement algérien ne concerne en rien le peuple kabyle qui aspire à vivre sa liberté
Les interventions ont été nombreuses et chaque intervenant a pu apporter à ses camarades, sa propre expérience et son savoir. Les enseignements tirés des débats sont d’une richesse indiscutable.
« Des conférences de ce genre doivent se multiplier et se généraliser à travers toutes nos coordinations », dira Bouaziz Aït-Chebib, lequel n’a pas caché sa satisfaction quant au haut de gré de maturité politique des cadres et militants de Chorfa. Encouragé par ce constat, le Président du MAK a réitéré la disponibilité de la direction à mettre à la disposition des instances régionales et locales du MAK les moyens logistiques et techniques pour organiser des séminaires dont l’animation se fera par des universitaires et d’anciens militants pour faire profiter les jeunes militants de leur savoir et de leur expérience.

La rencontre de Chorfa a été aussi l’occasion de faire le diagnostic de la situation qui prévaut en Kabylie et des espaces l’entourant d’où le constat de la gravité de la situation. Les dangers menaçant le peuple kabyle sont nombreux et réels, ont relevé les cadres et militants du MAK de Chorfa. Il n’en demeure pas cependant qu’ils ont refusé la fatalité puisqu’ils ont exprimé, à l’unanimité, leur détermination à poursuivre le combat et relever tous les défis pour faire accéder le peuple kabyle à sa souveraineté. C’est aussi dans ce contexte qu’il a été mis l’accent sur les voies et moyens dont la discipline des militants et leur respect des règles de démocratie en matière des choix décisionnels.
Dance cadre précis, Bouaziz Aït-Chebib expliquera : « La discipline est une chose vitale dans toute organisation : rien ne peut fonctionner dans le désordre. La démocratie consiste à débattre dans la sérénité dans le but de faire évoluer les choses en proposant des alternatives au lieu de verser dans l’injure et des attaques à chaque fois qu’on n’est pas d’accord avec la majorité. Rappeler à l’ordre des militants qui font la promotion du contraire de ce sur quoi est fondé le MAK n’a rien d’une dictature, mais relève de l’ordre naturel des choses. »

Des questions ont été posées concernant le 3ème congrès du MAK. Le premier responsable du MAK a rappelé à l’assistance qu’une commission chargée de l’organisation et de la préparation de ce rendez-vous historique est déjà à pied d’œuvre. « Je profite de cette opportunité qui m’est offerte aujourd’hui, ici à Chorfa, lancera Bouaziz Aït-Chebib, pour inviter tous les militants à y participer ». Et de poursuivre : « Les débat se font à l’intérieur du mouvement et non pas sur les réseaux sociaux. Chacun doit réfléchir sur la meilleure façon consolider ce qui est déjà édifié et de combler d’éventuelles lacunes afin de faire avancer notre combat ».

Toujours sur la question portant sur la tenue du congrès, Bouaziz Ait Chebib a fait des propositions de réformes, et ce tant sur le plan de la fonctionnalité du mouvement que sur celui portant sur sa stratégie.
Quant aux cycles de formation politique que certains ont jugé « insuffisants », Bouaziz Ait Chebib a rappelé que la direction a déjà organisé au moins 10 séminaires de formations. N’ayant pas rejeté le caractère de « l’insuffisance », le Président du MAK a cependant fait l’annonce et de la tenue de l’université d’été du 14 au 17 août prochain, occasion où chaque militant pourra incontestablement compléter ses connaissances politiques.

Concernant la scène politique algérienne, notamment le dernier remaniement partiel opéré au sein du gouvernement Sellal, le Président du MAK a fait la déclaration que voici : « : Je ne suis pas Algérien. Je suis kabyle. De ce fait, le gouvernement algérien n’est pas le mien. Qu’il y ait remaniement ou pas, partiel ou total, ça ne concerne en rien la Kabylie et son peuple qui aspirent à vivre leur liberté ».

Bouaziz Aït-Chebib a, par ailleurs, réitéré le soutien indéfectible de son mouvement au peuple mozabite. Un soutien exprimé en ces termes : « Nous sommes endeuillés par l’assassinat de plusieurs dizaines de nos frères Mozabites, par l’arrestation du Dr. Kameleddine Fekhar et de ses compagnons qui entament le 8ème jour de grève de la faim. Nous dénonçons avec fermeté les autorités pénitenciers qui refusent de faire venir un médecin alors que l’Etat de santé de notre frère Fekhar se dégrade de jour en jour. Il est urgent que les instances internationales interviennent pour faire cesser cette injustice infâme. »

Le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) tient à réitérer son indéfectible soutien au peuple frère du Mzab qui subit un génocide à huis-clos, dans le silence coupable de la majorité des organisations internationales dite de défense des droits Humains et des droits des peuples, à commencer par l’ONU maintes fois alertée ».

Said Tissegouine



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