Le pouvoir algérien, ses relais et ses bachaghas tentent de s’accaparer du 20 Avril

12/04/2016 - 17:43

(SIWEL) — Les « cellules locales» du pouvoir algérien à la tête des institutions de la culture, de la jeunesse et des sports, ont convoqués tous les établissements culturels et sportifs de Tizi-Ouzou pour essayer de détourner le peuple kabyle et l’entrainer dans des scènes de foire aux allures vaguement folkloriques venues « de toutes les wilayas » pour « célébrer le 20 avril » dans l’unité nationale algérienne et célébrer, à la gloire de Bouteflika, la belle arnaque de « Tamazight langue officielle ».


C’est avec des lettres de son sang, qu’en héros de 2001, Kamel Irchen écrit le mot Liberté avant de succomber aux balles assassines des gendarmes algériens (PH/DR)
C’est avec des lettres de son sang, qu’en héros de 2001, Kamel Irchen écrit le mot Liberté avant de succomber aux balles assassines des gendarmes algériens (PH/DR)
Le Bachagha Ould Ali, et son acolyte Ali Haddad qui allonge la monnaie, ont mis en place une campagne de corruption, de propagande et de séduction afin de recruter autant de «Kabyles De Service» que possible pour « faire barrage au MAK ». La rencontre de samedi dernier entre les associations culturelles et sportives, le Bachagha Ould Ali et les services du wali, à la Maison de la culture Mouloud Mammeri, vise à « convaincre » les associations de faire eux aussi « barrage au MAK » lors de ses marches traditionnelles du 20 avril, dans les 3 plus grandes villes de Kabylie, Tizi, Vgayet, Tuvirett. Ils ont le choix entre « organiser des festivités » ou assumer de « manifester avec le pouvoir », l’essentiel étant, autant que faire se peut, de diminuer du monde aux marches du MAK…

En effet, soucieux de se rattraper après son cuisant échec à faire échouer le 3è Congrès du MAK en février dernier, le wali de Tizi-Ouzou a engagé d’importants moyens financiers et matériels pour faire de ce 20 avril 2016 le « printemps du pouvoir algérien en Kabylie »…

Quant au Bachagha Ould Ali, le loup sort du bois et c’est en sa qualité de petit ministre vassal qu’il s’est déplacé dans la journée du samedi 09 Avril 2016, à Tizi-Ouzou, pour rencontrer les associations culturelles et sportives qu’il avait invitées à « préparer le 20 avril». …

Face aux associations qu’il entend soudoyer, le Bachagha dévoile tout de go sa haine. Dans son intervention qui aura duré plus de quarante (40) minutes, Ould Ali n’a pas cessé de verser sa haine sur le Mouvement de l’autodétermination de la Kabylie (MAK) sans oser pour autant prononcer son nom.

Évoquant le 20 avril et surtout les marches du MAK qu’il entend contrecarrer, le Bachagha martèle « Nous célébrerons un 20 Avril 2016 unificateur et non diviseur car nous œuvrons à ce que l’Algérie reste unie et indivisible !». Et c’est encore un bachagha fulminant de rage qui évoque le courrier adressé par le président de l’Anavad, Ferhat Mehenni, au premier ministre français, lui rappelant que lors de sa visite il allait « cautionner le régime colonial d’Alger ! »…C’est inadmissible, ne cesse de fulminer le bachagha.

Puis prenant les présents à cette réunion pour des « autruches », il leur dira avec aplomb : « Est-ce vraiment un problème si le pouvoir de tous les algériens célèbre le 20 Avril ? » avant de revenir à la charge contre le MAK pour l’accabler encore une fois de tous les maux…

Et c’est toute la Kabylie qui retient son souffle : en effet,

Qui, un 20 avril en Kabylie, organisera des galas folkloriques pour attirer du monde?!

Qui, un 20 avril en Kabylie, marchera avec le pouvoir algérien ?!

On attend impatiemment…

Quoi qu’il en soit, l’histoire s’écrit maintenant et cette année, ce 20 avril 2016, le printemps sera grandiose pour la Kabylie, pour le MAK et son projet d’autodétermination pour la Kabylie.

La Kabylie a vocation à être LIBRE, elle étouffe et meurt sous le colonialisme et son assimilation mais aucune force au monde ne peut bâillonner un peuple épris de liberté.

Que l'on se souvienne bien que c’est avec des lettres de son sang, qu’en héros de 2001, le jeune kabyle Kamel Irchen écrit le mot Liberté avant de succomber aux balles assassines des gendarmes algériens... Ni oubli ni pardon pour tous les enfants de 2001!

zp,
SIWEL 121743 AVR 16




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