Le portrait disparu de Tahar Djaoût...

30/03/2016 - 17:39

KABYLIE (SIWEL) — La stratégie du régime colonial d’Alger est en parfaite adéquation avec le principe de la « Taqia » dans le sens où il fait mine de rendre hommage à de grands noms kabyles, tels que les huit (8) colonels kabyles de l’ALN, ou encore à des artistes et des écrivains comme Matoub Lounès, Mouloud Mammeri ou Tahar Djaout.

En effet, c'est en grande pompe qu'ils leur érigent des stèles qu’ils entreprennent aussitôt de détériorer une fois les inaugurations passées et après que celles-ci aient été copieusement médiatisées par la presse algérienne.


La stèle de Tahar Djaout méconnaissable (PH/Siwel)
La stèle de Tahar Djaout méconnaissable (PH/Siwel)
C’est ainsi que des énergumènes, payés et envoyés pour accomplir ces odieuses missions, défigurent et détériorent les stèles des héros kabyles de la révolution armée contre le colonialisme français, comme ce fut le cas pour la stèle de Mohamed Zamoum à Assif Aïssi (arabisé en Oued Aissi), ou encore les stèles érigées aux héros de la résistance kabyle contre la barbarie islamiste, comme ce fut le cas avec la détérioration du portrait gravé sur la plaque de Tahar Djaout au niveau du jardin portant son nom.

Ces actes de vandalisme se déroulent dans l’indifférence général et le mépris total des autorités dites « locales » qui ne bougent pas le petit doigt pour réparer de telles sacrilèges mais qui en revanche se plient en quatre pour nettoyer les rues par où doit passer le préfet (wali) et sa cohorte de bachaghas…

dk/zp,
SIWEL 301739 MAR 16



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