Le ministre français de la guerre, se dit « convaincu que l’Algérie et la France ont beaucoup à faire ensemble »,

20/05/2014 - 14:44

ALGER (SIWEL) — C’est M. Jean-Yves le Drian, le ministre français de la guerre, qui effectue la première visite officielle française en Algérie depuis la « réélection » du président algérien Bouteflika. Il s’est dit « particulièrement reconnaissant aux autorités algériennes » de l’avoir reçu parce que « l’Algérie et la France ont des défis communs à relever pour leur sécurité et pour la stabilité de l’Afrique du Nord et de l’Ouest. ». Avec le complot international concocté par la France et sa béquille internationale, l’ONU, contre le peuple Touareg de l’Azawad, on peut en effet comprendre la gratitude du ministre français de la guerre.


C’est, entre autre avec l’Algérie, que « la France s’apprête à réorganiser son dispositif militaire au Sahel pour mieux lutter contre les groupes terroristes » (PH/DR)
C’est, entre autre avec l’Algérie, que « la France s’apprête à réorganiser son dispositif militaire au Sahel pour mieux lutter contre les groupes terroristes » (PH/DR)
M Le Drian affirme dans un entretien accordé au journal algérien El watan que son pays « à la demande des pays africains », « joue un rôle actif dans la lutte contre les groupes armés terroristes ».

Sauf que, étant donné le laxisme de la France envers les Etats pourvoyeurs du terrorisme islamiste, dont l’Algérie, et les Etats wahabites qui répandent l’idéologie islamiste à travers le monde, à savoir le Qatar et l’Arabie saoudite, il n’y a plus grand monde pour croire à ces sornettes. Même les français, intoxiqués par leurs propres médias se rendent à l’évidence et découvrent, à leur dépends, la politique laxiste de la France vis-à-vis de l’islamisme qui commence à s’enraciner sur leur propre sol.

M. le Drain, en visite chez son allié algérien, a cru bon de vanter l’action positive de l’opération « Serval ». Selon lui, Serval aurait « permis de déstructurer » les groupes terroristes », alors que 3 chefs terroristes ont été réhabilité comme « députés du Nord Mali » sous la bannière du parti présidentiel, le RPM ; tandis que le touareg vendu aux islamistes, Iyad Ag Ghaly, un islamo-terroriste formé par le DRS algérien, a été le premier bénéficiaire de la rançon versée par l’Etat français pour la libération de quatre de ses otages.

Voilà de bien curieuses façons de lutter contre le terrorisme quand on sait que tout paiement de rançon ne fait qu’encourager les terroristes à recommencer.

Quand, faisant référence au terrorisme islamiste, Monsieur le Drian dit, dans son entretien accordé à El Watan, que « la France et l’Algérie ont un ennemi commun », il faut dans la réalité, comprendre qu’ils ont un « ami commun », car d’une part, le terrorisme islamiste permet à l’Etat algérien de se maintenir aux premières loges de la rente pétrolière, malgré une politique désastreuse vis-à-vis du terrorisme islamiste dont les membres ont été réhabilités à la faveur de l’amnistie totale des assassins des 250 000 victimes durant la décennie noir ; et d’autre part, le terrorisme islamiste permet à la France de se redéployer militairement en Afrique, après 50 années de pseudo indépendances africaines, pour assurer son hégémonie sur les ressources énergétiques, d’où son agitation militaire au Mali et en Centre Afrique et la guerre d’usure qu’elle mène contre les Touaregs du MNLA pour les contraindre à renoncer à leur combat de libération et les obliger à accepter le pouvoir génocidaire du Mali sur l’Azawad. Les Touaregs du Niger ont, d’une autre façon, subi la politique d'usure de l'Etat français et le résultat est qu' Areva, exploite allègrement l’Uranium des Touaregs au dépend de leur santé et de leur environnement et bien sûr à l'unique profit de l'Etat français. Le gouvernement du Niger, quant à lui, ne fait que ramasser les miettes du "yellow cake".

C’est donc dans cette perspective de lutte contre le terrorisme que le ministre français de la guerre affirme à El Watan que « la France s’apprête à réorganiser son dispositif militaire au Sahel pour mieux lutter contre les groupes terroristes » a-t-il. Mais quand on sait que la France favorise systématiquement les Etats qui organisent l’expansionnisme islamiste au détriment des peuples berbères qui sont bien les seuls à lutter contre ces islamistes justement, il y a de quoi se poser des questions sur la bonne foi de l’Etat français. Comment peut-on compter sur l’Algérie et le Mali pour lutter contre le terrorisme islamiste quand les deux Etats utilisent justement ces islamistes pour contrer les peuples berbères ?

Le ministre français de la guerre s’est dit « convaincu que l’Algérie et la France ont beaucoup à faire, ensemble », dans le domaine de la sécurité « en Méditerranée, au Sahara et au Sahel ». De cela, les peuples berbères d’Afrique du Nord et du Sahel n’en doutent plus depuis longtemps maintenant Ils savent que la France est l’alliée objective des fausses nations africaines qu’elle a elle-même fabriqué pour mieux contrôler les ressources de ces vastes territoires au détriment des peuples à qui elles appartiennent depuis la nuit des temps. Le discours, faux et hypocrite, de la France sur les droits de l’homme et son prétendu engagement en faveur du droit et de la justice ne trompent plus personne.

Il viendra bien le jour où la France fera les frais de sa propre politique en faveur de ces faux Etats d’Afrique du Nord et du Sahel qui pratiquent, avec le soutien actif de l’Etat français, des politiques criminelles et génocidaires à l’encontre des peuples berbères. Mais si les berbères ont survécus aux plus grands conquérants qu’ait connus l’histoire de l’humanité, il n’est pas dit que la France survive à l’islamisme dont elle est en train de faire le lit jusque dans son propre territoire parce qu’elle croit que son avenir réside dans les investissement financier du Qatar et dans les gisement de pétrole, de gaz et d’uranium.

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SIWEL 201444 MAI 14




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