Le ministre algérien de la culture fait dans la récupération politique du festival du Film Amazigh

19/10/2015 - 16:53

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le 17 octobre 2015, le coup d’envoi de la 14e édition du festival du Film amazigh a été donné par le ministre algérien de la culture au théâtre Kateb Yacine de Tizi-Ouzou … L’Etat colonial algérien a considéré qu’il serait « judicieux » de faire de la récupération politique de cet événement en le faisant coïncider avec « l’un des massacres les plus violents que l’humanité » le 17 octobre 1961 et le « 60è anniversaire de la Glorieuse Révolution » Algérienne …


Le minsitre algérien de la culture lors d'un forum au journal du FLN, El Moudjahid (PH/DR)
Le minsitre algérien de la culture lors d'un forum au journal du FLN, El Moudjahid (PH/DR)
Le 17 octobre 2015, Azzedine Mihoubi, le ministre algérien de la culture donnait le coup d’envoi de la 14è édition du festival du Film amazigh en présence d’un parterre d’agents locaux de l’Etat colonial algérien. Azzedine Mihoubi s’est longuement étalé sur la coïncidence de ce 14è festival du film amazigh avec le 17 octobre 1961, «l’un des massacres les plus violents que l’humanité ait connu et que les enfants de l’Algérie aient vécu, à savoir les événements du 17 octobre 1961» et avec «le 60e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution pour l’indépendance du pays ».

Il va sans dire que le ministre algérien ne précise pas que «ces enfants de l’Algérie», noyés dans la seine un certain 17 octobre 1961 par la France des droits de l’Homme, sont quasi exclusivement kabyles, ni que la Kabylie avait donné plus que tout le monde dans cette « glorieuse révolution », ni encore moins que ses chefs historiques, ses penseurs et ses artisans ont tous été assassinés. La haine du kabyle a même poussé le «Glorieux Boumediene» et ses acolytes à séquestrer les dépouilles du Colonel Amirouche et si Lhaouès dans les sous-sols de la gendarmerie algérienne …

Enfin pour finir, il est à souligner que lors d’un point de presse, le ministre algérien de la culture a plaidé pour le doublage en langue arabe des films d’expression amazigh…et pour cause, puisque pour ce ministre, (qui était président du Conseil supérieur de la langue arabe juste avant d’être promu ministre de la culture par Bouteflika) "dans la civilisation humaine, la langue n'est pas juste un moyen, mais son identité" et que "ce n'était pas encore le moment pour l'officialisation de Tamazight"…le moment idéal ne pouvant être que celui où la disparition de la langue kabyle sera effective et totalement parachevée...avec le colonialisme algérien on n'en est plus à une absurdité près...

...On se souvient que lors du dernier festival du film d’expression amazigh, le premier prix avait été décerné à un film « MUET», un exploit, à classer au palmarès du Bachagha Ould Ali Lhadi, lui aussi promu ministre de Bouteflika après les inestimables services qu'il a rendu au colonialisme arabo-islamique en Kabylie ... Alors qui sait, peut-être qu’en cette période de vaches maigres, l’exploit du Bachagha Ould Ali pourrait bien être réédité, cela économisera au moins les frais de traduction et de doublage....

zp,
SIWEL 191653 OCT 15




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