Le ministère algérien de l'intérieur a ordonné la répression du gala en hommage à Matoub

30/06/2016 - 22:35

AT-DWALA (SIWEL) — Des renforts en masse sont arrivés à At-Dwala, la ville grouille de forces répressives. On compte même parmi l'arsenal répressif des chasses neiges, communément appelés par les citoyens kabyles "moustaches" depuis le printemps noir de 2001 où ils avaient fait des ravages en Kabylie.

La sonorisation a été confisquée et le commissaire de police d'At-Dwala a informé les organisateurs qu'il n'y avait "pas moyen de négocier quoi que ce soit car l'ordre d'empêcher ce gala avait été donné par le ministère de l'intérieur algérien".


Noureddine Bedoui, l'homme à la tête de la police coloniale
Noureddine Bedoui, l'homme à la tête de la police coloniale
Au vu du climat, quasiment "de guerre", instauré par la police algérienne, et conscients du fait que le régime colonial arabo-islamique d'Alger cherche à tout prix à entraîner le MAK dans la violence, les militants du Mouvement souverainiste ont jugé qu'il fallait à tout prix éviter de tomber dans ce piège qui ne peut en aucun cas servir la lutte de libération, résolument pacifique, de la Kabylie.

Néanmoins, les militants du MAK et de très nombreux citoyens ont tenu un rassemblement et observé une minute de silence à la mémoire du Rebelle Kabyle, assassiné par les hordes arabo-islamiques, sur instigation du "Pouvoir assassin". Les responsables du MAK ont ensuite appelé la foule à ne pas répondre aux provocations de la police coloniale et à se disperser dans le calme : "ils veulent un autre 2001, ils ne l'auront pas !"

bb/zp/sas,
SIWEL 302235 JUN 16

Minute de silence à la mémoire de Lounès Matoub




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