Le journaliste américain, James Foley, a été égorgé par un djihadiste britannique

21/08/2014 - 16:58

IRAK (SIWEL) — Le 22 novembre 2012, le journaliste américain, James Foley, a été kidnappé par des islamistes en Syrie. Deux ans plus tard, le journaliste est décapité par des djihadiste en Irak, probablement par un converti anglais. Voilà une preuve que tous les réseaux islamistes sont en lien les uns avec les autres et qu’ils se « refilent » les otages afin d’en faire « bon usage » pour leur monstrueuse cause. La question est : comment les islamistes arrivent-ils à manœuvrer pour arriver à constituer de véritables armées capables de mettre en place un Califat en Irak et semer la terreur dans plusieurs régions du monde avec des armes lourdes ?


Dans une vidéo de 5 minutes, un djihadiste masqué, au fort accent britannique, et se réclamant de  l’Etat islamique, exécute le malheureux journaliste américain ou lui coupant la gorge avec un couteau. James Foley n’est pas le seul à voir subit cet horrible sort, des centaines de milliers de personnes ont été égorgés de cette façon par des islamistes de tous bords (PH/DR)
Dans une vidéo de 5 minutes, un djihadiste masqué, au fort accent britannique, et se réclamant de l’Etat islamique, exécute le malheureux journaliste américain ou lui coupant la gorge avec un couteau. James Foley n’est pas le seul à voir subit cet horrible sort, des centaines de milliers de personnes ont été égorgés de cette façon par des islamistes de tous bords (PH/DR)
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Comment font les islamistes pour avoir une telle capacité de nuisance ? La réponse est simple et évident : les Etats arabo-islamiques, pourvoyeurs de l’islamisme et du terrorisme, ont tous d’excellents rapports avec les Etats démocratiques tant qu’ils leur fournissent du pétrole, du gaz et de l’uranium. Ainsi, pour l’Afrique du nord par exemple, on sait pertinemment que l’Etat algérien manipule les groupes islamistes pour se maintenir au pouvoir. Comble de l’ironie, l’Etat algérien est considéré comme un « partenaire » dans la lutte contre le terrorisme ! Et pourtant, le FIS, l’AIS, le GIA, le GSPC, autant de groupes islamo-terroristes qui sont à la base de l’AQMI, sont tous des créations de l’Etat algérien, tout comme le groupe terroriste Ansar Dine dont les liens avec l’Algérie ne sont plus à prouver.

En Syrie, tout le monde sait que la « Rébellion syrienne » est largement dominée par les islamistes. Cela n’a pas empêché cette prétendue rébellion de bénéficier d’une aide « logistique » de la France, de l’Angleterre et des Etats-Unis. Les Kurdes de Syrie, unique force démocratique en Syrie qui réclamaient de l’aide pour combatte les djihadistes ont été ignorés et même leur lutte contre les islamistes a été ignorée par la presse internationale. Résultats : la « rébellion syrienne » se transforme en EIIL (Etat islamique en Irak et au levant) puis en EI (Etat islamique), et aujourd’hui, l’Occident tente de s’appuyer sur ces mêmes kurdes (qu’ils avaient totalement marginalisé) pour combattre les monstres qu’ils ont contribué à fortifier en livrant des armes à la « rébellion syrienne ».

Enfin, tout le monde sait également que les monarchies du Golfe, en particulier l’Arabie saoudite et le Qatar, sont les « très généreux » pourvoyeurs de fonds de l’internationale islamiste. On sait que ce sont eux qui exportent le wahabisme (cette vision radicale de l'Islam propre au monarchies du Golfe), on sait également que ce sont eux qui financent les groupes islamo-terroristes et pourtant, l’occident permet à ces Etats de financer les organisations islamistes jusque dans leurs propres banlieues…résultat des courses : les banlieues françaises et anglaises regorgent de « djihadistes en herbe » qui s’empressent de rejoindre le « front » et ce sont eux maintenant que les djihadistes orientaux exhibent dans les vidéos montrant l’exécution barbare d’un journaliste…

Si l’occident ne met pas rapidement un terme à sa politique laxiste vis-à-vis des Etats qui instrumentalisent l’islamisme et le terrorisme, les « exécutions divines » ne se dérouleront plus seulement en Afrique ou au Moyen-Orient mais bel et bien dans les capitales occidentales. Ce qui est d’ailleurs déjà arrivé, notamment à Londres.

En creusant la tombe des peuples d’Afrique et du Moyen-Orient, livrés à l’idéologie arabo-islamiste à cause des pétrodollars, l’occident est en train de creuser en même temps … sa propre tombe !

Selon la presse française et anglaise, il y aurait près de 500 djihadistes Britanniques et 343 djihadistes français qui auraient rejoint les djihadistes de Syrie et d’Irak dans les rangs de l’État islamique.

Début juillet, le gouvernement français a présenté un projet de loi pour renforcer la lutte contre le terrorisme et faire face à la menace représentée par la présence de nombreux djihadistes français et européens en Syrie et en Irak.

Selon le rapporteur de ce projet de loi à l’Assemblée nationale française, Sébastien Pietrasanta, il y a 900 Français sont impliqués dans les filières syriennes : 343 Français combattaient en Syrie, dont sept mineurs et une cinquantaine de femmes, 151 personnes étaient en transit, 172 étaient reparties de Syrie, dont une centaine sont rentrées en France. Trente-trois de ces combattants ont été tués.

un jeune chrétien crucifié en Syrie par la rébellion syrienne ( PH/DR)
un jeune chrétien crucifié en Syrie par la rébellion syrienne ( PH/DR)
Alors, si l’occident et les Etats-Unis sont enfin arrivés à la conclusion que « l’Etat islamique est un cancer » qu’il convient d’éradiquer, ils sont suffisamment informés pour ne pas ignorer que pour éliminer ce terrible cancer, il convient d’éradiquer le mal à sa source et qu’ils doivent, par conséquent, cesser leur politique laxiste vis-à-vis des Etats qui instrumentalisent l’islamisme, sans compter que jamais personne n’a entendu ces Etats ou les prétendus idéologues musulmans condamner le radicalisme islamique, quand ils n’en sont pas les instigateurs directes.

En effet, quel est l’Etat arabo-islamique qui a condamné la crucifixion des chrétiens de Syrie par les « rebelles syriens » ? Aucun ! Ni l’Algérie, ni le Maroc, ni la Lybie et ni encore moins l’Arabie saoudite ou le Qatar n’ont jamais condamné ces actes de barbarie commis sur des civils. Qui a condamné la lapidation du couple touareg à Aguelhok par les protégés de l’Algérie, le groupe terroriste Ansar Dine ? Qui a condamné les pieds et les mains coupées à Gao et Tombouctou par l’Aqmi, Ansar Dine et le Mujao ? Personne ! Qui a protesté contre la condamnation à mort, pour apostasie, de la jeune maman chrétienne du soudan ? Personne !

Non seulement les actes de barbarie commis ne sont pas condamnés mais les idéologues, à l’origine de ces abominables crimes sont reçus et choyés par les Etats qui diffusent et propagent l’idéologie arabo-islamiques. C’est ainsi par exemple, qu’après l’Egypte et l’Algérie, c’est maintenant le Qatar qui abrite le vieil imam diabolique, Al Qardaoui. Et c’est depuis le Qatar, premier pourvoyeur de fond du radicalisme islamique, que le plus célèbre des prédicateurs de la haine, de la perversion et du fanatisme religieux diffuse ses prêches venimeux.

Il n’est pas utile de revenir sur les conséquences dramatiquement morbides des prêches de ce « vénérable cheikh » sur ses adeptes. Pour s’en rendre compte, il suffit de consulter l’actualité du monde dit musulman, transformé en quelques décennies en une véritable rubrique nécrologique où les scènes de crimes défient l’imagination des plus grands films d’horreur.

Mais la mondialisation n’ayant pas que des effets positifs pour l’occident, les adeptes de l’idéologie arabo-islamique (ingrédient premier et décisif du radicalisme islamique à l’origine du djihadisme et autre terrorisme islamique) ne se comptent plus uniquement parmi les populations des régions du monde qui croulent sous le poids de cette idéologie morbide grâce, notamment, au soutien accordé par l’occident aux régimes dictatoriaux qui instrumentalisent cette idéologie afin abrutir les peuples et les maintenir sous la domination d’une caste criminelle qui fait du « business » avec leurs ressources naturelles.

L’Arabo-islamisme, grâce aux pétrodollars et au laxisme occidental, trouve désormais ces adeptes un peu partout en Europe et ailleurs dans le monde.

Pas plus tard que mardi dernier, selon des sources judiciaires françaises citées par l’agence Reuters, deux jeunes françaises, deux mineures de 15 et 17, ont été placées en garde à vue par la police de Tarbes et de Lyon alors qu’elles s’apprêtaient à rejoindre la Syrie pour y mener le djihad.

Enfin, l’exécution monstrueuse journaliste américain, a été l’œuvre d’un djihadiste britannique… ces signes sont des indices sérieux qui indiquent clairement que le djihadisme ne va certainement pas s'arrêter aux contres qui lui ont été livrées en pâture.

Avec agences,
zp,
SIWEL 211658 AOU 14

Capture d’écran d’une vidéo de propagande djihadiste où l’on voit le jeune français Jean Daniel, âgé de 23 ans,  qui est mort début aout en Syrie et son frère Nicolas.( PH/DR)
Capture d’écran d’une vidéo de propagande djihadiste où l’on voit le jeune français Jean Daniel, âgé de 23 ans, qui est mort début aout en Syrie et son frère Nicolas.( PH/DR)

Gille le Guen, un djihadiste bien français (PH/DR)
Gille le Guen, un djihadiste bien français (PH/DR)




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