Le Sud Soudan, 193e pays dès le 9 juillet 2011

L'Algérie devient le plus vaste pays d'Afrique

07/02/2011 - 23:33

KHARTOUM (SIWEL) — L'annonce ce lundi des résultats officiels du référendum au Sud Soudan qui s'est tenu du 9 au 15 janvier indique concomitamment la naissance du Sud Soudan en tant qu'état « souverain et indépendant ». M. Ferhat Mehenni a exprimé ses félicitations au président Salva Kiir.


Un citoyen Sud-Soudanais manifestant sa joie à Djouba (Photo : UN Photo/Tim McKulka)
Un citoyen Sud-Soudanais manifestant sa joie à Djouba (Photo : UN Photo/Tim McKulka)
Les Sud-Soudanais ont voté à 98,83 % en faveur de l'indépendance, selon les résultats définitifs du référendum publiés lundi.

Les résultats, affichés lors d'une cérémonie à Khartoum, montrent que sur les 3 837 406 votes valides, seuls 44 888, soit 1,17 %, étaient en faveur du maintien de l'unité avec le Nord.

Le référendum, organisé du 9 au 15 janvier et dont les observateurs internationaux ont salué la crédibilité, était un élément clé de l'accord de paix qui avait mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile meurtrière entre le Nord, principalement musulman et arabe, et le Sud, majoritairement chrétien et noir (77,6 % de chrétiens et 22,4 % d'animistes)..

Avec une superficie de 2 505 810 km² héritée de la colonisation, le Soudan est le plus grand pays du continent africain. Suite à l'indépendance du Sud-Soudan devenant le 54e pays africain, celui-ci hérite d'un territoire de 589 745 km² pour 8 millions d'habitants. L'Algérie avec ses 2 381 741 km² de superficie devient le pays le plus vaste d'Afrique.

Le drapeau du Sud-Soudan est avant tout le drapeau du gouvernemement transitoire du Sud-Soudan. Il est à l'origine le drapeau utilisé par l'armée populaire de libération du Soudan qui lutte pour l'indépendance de la région.
Le drapeau du Sud-Soudan est avant tout le drapeau du gouvernemement transitoire du Sud-Soudan. Il est à l'origine le drapeau utilisé par l'armée populaire de libération du Soudan qui lutte pour l'indépendance de la région.
« Nous sommes libres ! »

À Djouba (Juba), capitale du Sud-Soudan, des milliers de personnes rassemblées près du mausolée de John Garang, leader historique de la rébellion sudiste décédé en 2005, ont accueilli dans la liesse l'annonce des résultats, retransmise via un écran géant. « Nous sommes libres ! », a crié cet étudiant au milieu de Sud-Soudanais agitant des drapeaux, chantant et dansant, fêtant la transition pacifique du Sud Soudan de son statut de région semi-autonome en état souverain et indépendant.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué la « grande réussite » du référendum et loué les gouvernements de Khartoum et du Sud-Soudan « pour avoir rempli leur engagement de maintenir la paix et la stabilité pendant cette période cruciale ».

Le président du Gouvernement provisoire kabyle, M. Ferhat Mehenni, a félicité le président Salva Kiir pour le processus démocratique par lequel le Sud-Soudan est devenu indépendant et a appelé a ce que l'exemple du Sud-Soudan puisse servir de modèle aux composantes identitaires des pays d'Afrique anciennement colonisés : « C’est la première fois, dans l’histoire de l’Afrique, qu’une indépendance d’un peuple est acquise de manière démocratique. Puisse votre voie triompher sur celle de la violence là où le cri de la liberté d’un peuple se fait entendre dans nos pays anciennement colonisés et si mal conçus par leur récente histoire, » peut-on lire dans la lettre adressée par M. Mehenni au président Salva Kiir du Sud-Soudan.

Le président Barack Obama a annoncé que les États-Unis reconnaîtraient le Sud-Soudan « souverain et indépendant » en juillet et a félicité ses habitants pour avoir voté en faveur de l'indépendance lors d'un référendum « historique ».

« Au nom des Américains, je félicite les habitants du Sud-Soudan pour un référendum couronné de succès, lors duquel une majorité écrasante de votants a choisi l'indépendance », a indiqué dans un communiqué le président Obama, qui s'était beaucoup investi dans ce dossier.

Le haut représentant de la diplomatie européenne Catherine Ashton a rappelé pour sa part que « l'Union européenne souhaite développer un partenariat étroit et de longue durée avec le Sud-Soudan ».

Lundi matin, le président soudanais Omar El-Béchir avait déclaré accepter les résultats et respecter le choix des Sud-Soudanais, s'engageant à maintenir « les liens entre le Nord et le Sud » et les « bonnes relations fondées sur la coopération bilatérale ».

Selon les termes de l'accord, la séparation effective est attendue le 9 juillet. Nordistes et Sudistes doivent d'ici là se mettre d'accord sur des dossiers sensibles, dont la délimitation des frontières, le partage des revenus du pétrole ou encore le statut de la région contestée d'Abyei. Ils doivent aussi s'accorder sur le statut des centaines de milliers de sudistes vivant au Nord et des nordistes installés au Sud.

wbw
SIWEL 072333 FEV 11




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