Le GPK récuse la thèse du dérapage ou de bavure dans la mort de Kaci Zahia

17/09/2011 - 13:30

PARIS (SIWEL) — Le Gouvernement Provisoire Kabyle, a récusé samedi la thèse du dérapage ou de bavure dans la mort de Kaci Zahia, survenue le dimanche 11 septembre à Fréha alors qu'elle revenait d'une veillée funèbre.


Lyazid Abid à gauche et Ferhat Mehenni (PH/Siwel - Marlene Dittrich-Lux)
Lyazid Abid à gauche et Ferhat Mehenni (PH/Siwel - Marlene Dittrich-Lux)
Le GPK a affirmé qu'après enquête sur le terrain, il récuse la thèse du ‘‘dérapage’’ ou de ‘‘bavure’’ de l’ANP pour plusieurs raisons. « Madame Kaci a emprunté un chemin éclairé très fréquenté par les piétons. Le motif de la nuit ne peut être invoqué pour justifier cette horreur. Car en plus de l’éclairage public qui n’était pas défaillant cette nuit là, le commun des mortels peut reconnaitre de loin la démarche singulière des femmes kabyle se rendant ou revenant de cérémonies funèbres ou de festivités. Un militaire d’élite opérant de surcroit dans une caserne implantée au milieu d’un centre urbain, ne peut confondre l’allure de nos femmes avec la dégaine d’un groupe terroriste. Comment qualifier ce crime de bavure, quand on sait que les militaires ont continué à tirer sur Ouardia et Baya, les deux autres femmes qui accompagnaient la défunte Zahia, jusqu’au seuil de leur maison. », a indiqué un communiqué du ministre des relation internationales au sein du GPK Lyazid Abid.

Pour lui, « on ne peut ne pas exiger le départ de toutes les forces de l’ordre algériennes de Kabylie quand au lieu d’essayer de sauver Zahia qui gisait, en la transférant rapidement vers un hôpital, on l’enferme dans une caserne jusqu’à ce quelle rende l’âme et surtout pourquoi passer à tabac un Kaci qui ne cherchait qu’à s’enquérir du sort de sa cousine ».

L’autre « choc », souligne le communiqué, est le « silence observé par la presse algérienne » au lendemain de l’assassinat de Zahia qui n'a mené selon lui « aucune enquête sérieuse », ni dit « aucun mot sur les raisons réelles de ce crime ». « La presse algérienne a traité cet assassinat et ce comportement odieux des militaires et des responsables politiques comme un simple fait divers », a-t-il déploré.

L’Anavad, Gouvernement provisoire kabyle, a invité les observateurs internationaux à constater ses affirmations. Il se dit refuser de passer « sous silence l’affaire, Zahia, que le gouvernement algérien s’empresse d’enterrer ». Il interpelle « tous les Algériens et toute la communauté internationale et les chancelleries étrangères à ne pas être victimes de la propagande officielle ».

« Nous savons que la guerre des clans au sommet de l’Etat algérien fait rage. Nous savons aussi le malaise généré par le soutien militaire apporté par Alger à Kadhafi et l’accueil de sa famille en Algérie que par la lumière braquée sur toute l’Afrique du Nord par des pays décidés à combattre le terrorisme. (…) Alger tente de brouiller les pistes. La Kabylie, comme en 1998 et 2001, est encore une fois choisie par le pouvoir qui espère y rééditer ses plans tordus », a ajouté M. Abid qui a interpellé l’opinion sur « la légitimité de la revendication d’autonomie du peuple kabyle, confronté à un régime qui a programmé officiellement et publiquement l’éradication de la culture berbère et l’imposition de la culture arabo-islamique, considérée comme l’unique fondement de la nation algérienne ».

uz
SIWEL 171430 SEPT 11




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