Le FFS ira aux élections : « le boycott du prochain scrutin ne constitue pas un meilleur choix que la participation »

19/02/2012 - 17:33

ALGER (SIWEL) — Le Front des forces socialistes (FFS), participera au prochain scrutin législatif, prévu le10 mai, a t-on appris de sources proches du parti.


Hocine Ait Ahmed, président du FFS (Photo Rio/Siwel)
Hocine Ait Ahmed, président du FFS (Photo Rio/Siwel)
La participation du FFS après un boycott qui a touché les deux précédents scrutins est motivée, selon la même source, en premier lieu par la le choix de la base militante qui a montré son souhait de voir le parti prendre part aux législatives dans les débats ayant précédé la tenue de la convention nationale.

« Le FFS a toujours plaidé pour la souveraineté de sa base militante concernant ces questions et la parti a toujours fonctionné selon cette philosophie », ajoute-t-elle.

Il faut dire que le message de Hocine Aït Ahmed lu par Ali Laskri, premier secrétaire national du FFS, au terme de la convention nationale, organisée vendredi 17 février à Alger plaide dans ce sens. « Aucun boycott ne peut assurer qu'il constitue une alternative efficace à la participation (…) le boycott ne constitue pas un meilleur choix que la participation », avait estimé M. Ait Ahmed qui avait précisé néanmoins que « la décision finale émanera des débats tenus au niveau de la base ».

Les rapports de synthèse des travaux de la convention nationale du FFS ont mis en exergue des arguments plaidant pour la participation aux élections législatives, craignant que le boycott « marginaliserait le parti sur la scène politique et lui enlèverait une tribune pour faire entendre la voix de l'opposition démocratique ».


Une autre source du parti a affirmé que bien que les principaux conseils fédéraux du FFS basées en Kabylie soient htmlspecialchars_decode('«') totalement htmlspecialchars_decode('«') contre la participation du FFS, son président Ait Ahmed a déjà tranché sur la question, révèle-t-on. Le remplacement de Karim Tabou par Ali Laskri le 18 novembre dernier présageait déjà cette forme de participation, soutient-on.

Pour le moment, seuls le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ont appelé au boycott du scrutin. Pour le MAK, la seule élection crédible est celle d'un référendum d’autodétermination de la Kabylie alors que le RCD s'est dit convaincu d'une fraude électorale de la part du pouvoir notamment en refusant l'assistance massive d'observateurs étrangers à ces élections.

cc/uz
SIWEL 191733 FEV 12





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